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Fusion PSA-FCA : quelles sont les perspectives pour ce nouveau groupe géant ?

Dans Economie / Politique / Finance

FCA et PSA ont confirmé la semaine dernière leur intention de créer une nouvelle entité divisée à 50/50 entre les deux entreprises, mais dirigé pour l'instant par Carlos Tavares, le président de PSA, qui devra de plus désigner six membres du comité de direction contre cinq pour FCA, s'octroyant ainsi donnant ainsi le contrôle des décisions. Mais quelles seront-elles ?

Fusion PSA-FCA : quelles sont les perspectives pour ce nouveau groupe géant ?

En rassemblant pas moins de quinze marques, Fiat, Alfa Romeo, Abarth, Lancia, Chrysler, RAM, Dodge, Jeep, SRT et Maserati côté FCA, et Peugeot, Vauxhall, DS, Opel et Citroën côté PSA, la combinaison des deux groupes crée ainsi, avec 4,2 millions de véhicules écoulés sur le premier semestre 2019, la quatrième plus grosse entreprise automobile au monde en matière de ventes derrière Volkswagen, Toyota et Renault-Nissan-Mitsubishi mais devant General Motors et Hyundai Kia.

Ce monstre ainsi créé sera suffisamment grand pour « saisir avec succès les opportunités et appréhender efficacement les défis de la nouvelle ère en matière de mobilité » selon un communiqué de presse, faisant ainsi référence aux importants coûts de développement dans les nouvelles technologiques comme les véhicules électriques ou les voitures autonomes.

Malgré d'importants profits, FCA cherchait depuis longtemps à fusionner, son ancien président, Sergio Marchionne, l'écrivant noir sur blanc dès 2015, espérant ainsi contrôler les spirales budgétaires ascendantes. Cependant le groupe a depuis reçu plusieurs fins de non-recevoir, le dernier en date en provenance de Renault il y a seulement quelques mois. Mais un peu plus d'un an après la mort de Marchionne, son rêve s'est réalisé avec PSA. En partageant technologies et plateformes et en rassemblant ses ressources, les deux groupes espèrent ainsi réaliser des économies annuelles de 3,7 milliards d'euros.

Cependant, le succès n'est pas garanti. FCA engrange peut-être des profits mais sur les 7,3 milliards d'euros réalisés l'année dernière, 6,2 milliards proviennent de la forte demande américaine en matière de pick-ups RAM et de SUV Jeep. En Europe, c'est moins glorieux, avec des ventes de Fiat se reposant avant tout sur les 500 et Panda aux faibles marges et des marques premium Alfa Romeo et Maserati à l'histoire glorieuse mais peinant à se renouveler.

PSA pourrait redresser rapidement Fiat en Europe selon Felipe Munoz, analyste chez Jato Dynamics : « FCA a la possibilité d'utiliser la dernière plateforme 208/Corsa pour réintégrer le segment avec une nouvelle génération de Punto, puis en faire de même avec la Tipo sur la base de la 308 ».

Une autre tâche s'annonce plus difficile encore : mettre de l'ordre dans les 27 usines de voitures et de pièces détachées que compte FCA en Italie, la plupart fonctionnant largement en dessous de leurs capacités. Cela devrait demander tous les talents de négociation de Tavares - pour lesquels il a déjà reçu des éloges en Angleterre en faisant renouer Opel/Vauxhall avec les profits en conservant ses deux usines – quand il devra faire face aux syndicats italiens qui attendent déjà qu'un résultat identique soit obtenu dans leur pays où les Fiat, Alfa Romeo, Maserati et les plus petites Jeep sont assemblées.

Et qu'adviendra-t-il d'ailleurs d'Alfa Romeo et de Maserati ? Transformer cette dernière en l'équivalent italien de la machine à profit qu'est Porsche pour le groupe Volkswagen a toujours été un objectif et, un peu plus tôt cette année, FCA a annoncé un programme d'investissements à hauteur de 5 milliards d'euros pour électrifier des modèles au trident et lancer un nouveau modèle avec à la fois des motorisations électriques et thermiques d'ici l'année prochaine. PSA a décrit Maserati et Alfa Romeo comme ayant « un important potentiel de développement » et peut-être que Tavares sera l'homme à y parvenir. À moins qu'il soit celui qui vendra Alfa Romeo à Volkswagen qui n'a jamais caché son intérêt pour la marque.

L'un des forces de cette fusion provient des SUV et des utilitaires, les deux segments les plus profitables du moment. FCA-PSA devient ainsi le plus gros producteur au monde d'utilitaires, avec plus de 500 000 unités écoulées sur le premier semestre 2019. C'est ainsi le troisième plus gros producteur de SUV, avec 1,5 million d'unités sur la même période. Il a aussi vendu plus de 1,2 million de voitures plus petites (jusqu'à la compacte) mais sa plus grosse lacune réside dans les berlines de taille moyenne, à la quatorzième place mondiale. Un défaut qui aura besoin d'être corrigé pour prendre des parts de marché en Chine.

Selon Max Warburton, analyste chez Bernstein, les plus gros bénéfices ne pourront venir que d'Europe : « il est évident que PSA n'offre aucune synergie aux États-Unis et très peu en Amérique latine. Rassembler PSA et FCA ne sera pas plus efficace en Chine, deux négatifs ne faisant pas ici un positif. La fusion à elle seule n'éclaircit pas non plus l'horizon d'Alfa Romeo et de Maserati ».

Source : Autocar.co.uk

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Ce serait bien dommage que ce nouveau groupe ne fasse pas de Maserati le "Audi" du groupe, l'image de cette marque est prestigieuse, a une vraie histoire et est connue partout dans le monde...contrairement à DS.

Par

" FCA a la possibilité d'utiliser la dernière plateforme 208/Corsa pour réintégrer le segment avec une nouvelle génération de Punto, puis en faire de même avec la Tipo sur la base de la 308 "

Peut-être faisable mais dans quel but? Créer de la concurrence "artificielle" entre les modèles d'un même groupe? Gagner des clients qui se reporteraient sur Fiat au lieu d'Opel PSA? Gagner des clients potentiels sur VW?

"Rassembler PSA et FCA ne sera pas plus efficace en Chine, " Là-dessus on peut être d'accord!

"En Europe, c'est moins glorieux, avec des ventes de Fiat se reposant avant tout sur les 500 et Panda aux faibles marges" Là-dessus on est d'accord mais comme " les plus gros bénéfices ne pourront venir que d'Europe " mais comme "il faudra mettre de l'ordre dans les 27 usines de voitures et de pièces détachées que compte FCA en Italie, la plupart fonctionnant largement en dessous de leurs capacités." Le tour de la question est fait.

L'alliance PSA/FCA si prometteuse il y a une semaine à peine, devient un beau boulet pour PSA, c'est sûr qu'on n'est pas prêt de relocaliser ....:peur:

Par

En réponse à Benoit356

Ce serait bien dommage que ce nouveau groupe ne fasse pas de Maserati le "Audi" du groupe, l'image de cette marque est prestigieuse, a une vraie histoire et est connue partout dans le monde...contrairement à DS.

Il faudra baisser un peu les prix des Maserati avoir un super reseau, une bonne qualité d'assemblage et de la technology , tout ça c'est de linvestissement qui coûte très chère. Et faire des Maserati compact pout conccurrencer des classeA ,serie1 , etc .

Par

J'ai l'impression que le début de cet article s'emmêle un peu les pinceaux en mélangeant comité de direction et conseil d'administration (pas du tout la même chose) et en se trompant sur le nombre d'administrateurs de chacune des parties. Du coup certains raisonnements qui s'ensuivent dans l'article partent sur des bases légèrement faussées. M'enfin bon...

Par

une petite Maserati coupé sport et un petit SUV alfa Romeo devraient permettre ces 2 marque de rebondir :))

Par

En réponse à Benoit356

Ce serait bien dommage que ce nouveau groupe ne fasse pas de Maserati le "Audi" du groupe, l'image de cette marque est prestigieuse, a une vraie histoire et est connue partout dans le monde...contrairement à DS.

Le Audi du groupe, c'est DS qui est sensé le devenir.

S'il y avait une comparaison à faire, Maserati devrait plutôt devenir le Porsche du groupe.

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La plupart des articles parlent de 5 membres chacun au conseil plus carlos tavares pour 5 ans. Mais que va t il se passer après Tavares ? Cette question n est pas claire du tout

Par

En réponse à dilemblue

une petite Maserati coupé sport et un petit SUV alfa Romeo devraient permettre ces 2 marque de rebondir :))

C'est ce que FCA pensait avec la giulia et le stelvio.... on connais déjà la réponse.

Par

En réponse à mgrs01

La plupart des articles parlent de 5 membres chacun au conseil plus carlos tavares pour 5 ans. Mais que va t il se passer après Tavares ? Cette question n est pas claire du tout

S'il fait du bon travail, il sera reconduit, si un scandale sort ou si Elkann veut placer quelqu'un d'autre, il sera remercier.

Par

En réponse à frank656

Il faudra baisser un peu les prix des Maserati avoir un super reseau, une bonne qualité d'assemblage et de la technology , tout ça c'est de linvestissement qui coûte très chère. Et faire des Maserati compact pout conccurrencer des classeA ,serie1 , etc .

Maserati n'a pas vocation à aller sur ce segment de produit et de prix.

Je suis surpris que vous puissiez imaginer ça, vraiment.

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