Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

Le groupe Volkswagen va réduire de 50 % sa gamme et de 75 % ses finitions et options

Dans Economie / Politique / Industrie

Michel Holtz

Le patron du groupe Volkswagen, sous haute pression actionnariale, impose une cure d’austérité radicale. Au programme : réduction drastique du nombre de modèles et chasse ouverte aux finitions et options pléthoriques. Une diète sévère qui cache à peine la menace imminente de restructurations sociales.

Le groupe Volkswagen va réduire de 50 % sa gamme et de 75 % ses finitions et options
Les salariés du groupe Volkswagen ont manifesté le 9 juillet devant le sège du groupe à Wolfsburg. Photo : MaxPPP.

On attendait une confirmation, ou un démenti, des affirmations de la presse allemande d’il y a quelques jours. Pourtant, ce 9 juillet, à l’issue de la réunion, tendue et attendue, du conseil de surveillance du groupe Volkswagen, le communiqué publié dans la foulée ne fait état ni des 100 000 suppressions d’emploi (dont 50 000 ont été annoncés l’an passé) ni de la fermeture de quatre usines allemandes.

Mais à l’issue du régime drastique que le groupe s’impose, les questions d’emploi devraient revenir sur la table rapidement. Car la diète est sévère. Dans ce que les dirigeants du deuxième groupe mondial appellent un « plan d’avenir », ils évoquent une diminution de moitié de l’offre par rapport à la gamme actuelle. Pas moins. VW entend se concentrer sur les « segments de marché les plus attractifs ».

Une gamme réduite et des finitions amputées

Quelles seront les marques du groupe les plus concernées ? Audi et Volkswagen sont évidemment montrées du doigt, mais on ne sait pas grand-chose du futur de Seat, Cupra, Skoda ou Lamborghini.

Mais ce n’est pas tout. Les modèles survivants seront eux-mêmes amputés de 75 %. En somme, la chasse aux finitions, parfois pléthoriques, aux packs et aux options, souvent nombreuses, est ouverte.

Comment, dans une telle réduction de l’offre ne pas songer à un plan de suppressions d’emploi ou de fermetures de sites qui en découlerait ? Car le groupe vise un objectif, somme toute logique, qui consiste à vendre toutes les autos qu’il fabrique. Et il en est loin.

Le patron de VW, à l’issue de la réunion du conseil de surveillance du 9 juillet. Photo : MaxPPP.
Le patron de VW, à l’issue de la réunion du conseil de surveillance du 9 juillet. Photo : MaxPPP.

Aux temps bénis d’avant 2020, il en produisait 12 millions, alors que l’an passé, il en a vendu 9 millions. Depuis 2024, il a certes réduit la voilure et n’en fabriquait, en 2025, que 10 millions. Reste donc 1 million de voitures qui attendent leurs clients sur les parkings des usines. Et un million d’autos que VW ne compte plus fabriquer, avec les conséquences industrielles qu’une lle mesure suppose.

Visiblement, Oliver Blume, le patron du groupe n’est pas sur la même ligne que son homologue de Stellantis Antonio Filosa. Lorsque ce dernier, qui affiche tout de même des pertes de 22 milliards investit dans l’innovation, la production et la R&D, Blume, dont l’entreprise a tout de même gagné 9 milliards l’an prochain, penche plutôt vers l’austérité.

Pourtant, l’heure est aux investissements maximums dans l’IA dans la robotique et dans l’accélération des process, des domaines ou Renault, mais aussi le groupe Hyundai – Kia et, bien entendu les constructeurs chinois sont très engagés.

Pour autant, Blume, dans le communiqué publié à l’issue de la réunion entend bien « rendre le groupe Volkswagen plus rapide, plus robuste et plus compétitif ». Mais il devra le faire avec moins de moyens, car le président du directoire a la pression.

Des actionnaires qui réclament des comptes

Elle est notamment exercée par le Land de Basse-Saxe, qui détient 11,08 du capital du groupe et 20 % des droits de vote. Mais ce sont surtout les familles Piech et Porsche qui poussent le board à agir vite et fort.

Actionnaires historiques et principaux de la maison puisqu’ils détiennent 31,9 % des parts et 53 % des droits de vote, elles mettent la pression sur le patron pour qu’il mette rapidement son plan stratégique en marche. Des familles loin d’être aux abois car si l’action a dégringolé et leur a fait perdre plus de 5 milliards cette perte n’est effective que sur le papier, puisqu’elles n' ont pas vendues leurs parts à la baisse et auraient même encaissé près d’un milliard de dividendes au titre de l’exercice 2025, selon la presse allemande.

Commentaires ()

Déposer un commentaire

SPONSORISE

Actualité Volkswagen

Fiches fiabilité Volkswagen

Essais Volkswagen

Comparatifs Volkswagen