Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

« On va devoir trouver une solution » : pourquoi Mercedes-Benz risquait d'être banni des Etats-Unis

Dans Economie / Politique / Politique

Cédric Pinatel

« On ne laissera pas le président signer un décret interdisant à Mercedes-Benz de vendre ses voitures aux Etats-Unis », rassurent les sénateurs américains confrontés à un risque de dommage collatéral d’un projet de loi. Les marques Volvo et Aston Martin sont elles aussi concernées.

« On va devoir trouver une solution » : pourquoi Mercedes-Benz risquait d'être banni des Etats-Unis
La nouvelle Mercedes Classe C thermique, un modèle important pour le marché américain.

L’administration américaine s’oppose plus directement à l’industrie automobile chinoise que celle de l’Europe : depuis quelques années et quel que soit le bord politique de sa présidence, elle multiplie les mesures visant à lutter économiquement contre cette industrie montant en puissance depuis une décennie et à réduire des risques liés à la sécurité. A l’époque de l’administration Biden, déjà, les Américains s’inquiétaient de voir les nouvelles voitures chinoises bardées de capteurs et autres caméras pouvant être utilisées comme des espions par le gouvernement de l’Empire du Milieu. Les voitures chinoises sont par ailleurs taxées à 100 % aux Etats-Unis actuellement, ce qui limite drastiquement leur potentiel commercial là-bas.

Et les sénateurs américains planchent depuis quelque temps sur une nouvelle loi conçue pour interdire carrément aux constructeurs automobiles chinois de vendre leurs véhicules sur le sol américain. Mais justement, les modalités de ce projet de loi posent d’énormes problèmes aux marques déjà fermement installées aux Etats-Unis pour une raison toute bête.

Le critère de l’actionnariat chinois

L’idée précise de cette loi ? Interdire aux constructeurs automobiles détenus à plus de 15 % par des actionnaires chinois de vendre leurs voitures aux Etats-Unis. Sauf que ce concept se heurte directement à la situation de grandes marques bien établies là-bas : Mercedes-Benz, par exemple, est détenue à 9,7 % par le fondateur du groupe chinois Geely et à 9,98 % par Beijing Automotive Group (BAIC).

Aston Martin, de son côté, est également possédé à 17 % par le groupe chinois Geely. Geely qui possède aussi 100 % de Volvo, cette enseigne premium pour qui le marché américain est absolument vital.

« On doit trouver un moyen »

Voilà pourquoi les sénateurs américains réfléchissent à un moyen de modifier cette loi de façon à ne pas nuire à Mercedes-Benz et aux autres marques implantées depuis longtemps sur le marché du pays. La solution sera sans doute plus facile à trouver dans le cas de Mercedes-Benz et d’Aston Martin, marques pour lesquelles l’actionnariat chinois possède moins de marge de manœuvre, que pour Volvo dont Geely décide de tout.

« On ne va pas faire signer au président une loi interdisait à Mercedes de vendre ses voitures chez nous. On trouvera une façon d’éviter cela », affirme un sénateur cité par les journalistes du Washington Post.

Compte tenu du caractère très « changeant » de la présidence américaine actuelle, qui affirmait vouloir « tendre les bras à l’automobile chinoise » il y a quelques jours à l’occasion de la visite de Xi Jinping à condition qu’elle ne bâtisse des usines dans le pays, tout reste possible sur le papier quant à l’avenir de cette loi.

Commentaires ()

Déposer un commentaire

 

SPONSORISE

Actualité Mercedes

Fiches fiabilité Mercedes

Essais Mercedes

Comparatifs Mercedes