L’Opel Grandland arrive sur un marché très compétitif, où il n’aura pas la tâche aisée. Ne serait-ce qu’au sein de Stellantis, où le Peugeot 3008, technologiquement très proche, mais à peine plus cher (dès 38 490 €), propose une finition d’un niveau tout autre même s’il n’est pas aussi spacieux. Le Citroën C5 Aircross débute à 37 400 € en e-DSC6 avec plus de modularité et de confort. Renault propose son Austral 130 ch mieux équipé (mais en boîte manuelle) dès 36 400 €. Le Ford Kuga commence à 39 490 € avec une belle puissance (180 ch) et en acceptant l’e85, le Hyundai Tucson s’offre dès 37 100 € fort de 215 ch, son quasi-clone Kia Sportage débute à 39 840 € bien doté, prix proche de celui du nouveau Volkswagen Tiguan 131 ch DSG7 (39 800 €). N'oublions pas le Nissan Qashqai Mild Hybrid 158 ch Acenta (37 800 €), bien équipé lui aussi, ni la Jeep Compass 1.5 130 ch, moins grande, mais plus chic que l’Opel, dès 38 900 €.La partie sera difficile pour l’Opel Grandland 136 ch, même s’il ne manque pas de qualités. Pour séduire, il peut compter sur son habitabilité et son coffre de référence, ses belles qualités routières, sa direction réussie, ses très bons sièges, son ergonomie soignée, son prix correctement placé et sa consommation raisonnable. Mais la finition insuffisante (l’ancien Grandland était plus soigné !) et surtout l’insonorisation bâclée constituent de gros défauts pour un véhicule familial de cette catégorie, ce à quoi s’ajoute une suspension arrière trop ferme nuisible au confort sans empêcher pas des soucis de motricité. Quant au moteur, il demeure un peu juste en puissance surtout que la boîte trop lente ne l’aide guère. On nous a assuré que nous essayions des modèles de pré-série : espérons que l’isolation phonique et l’assemblage progresseront sur les exemplaires livrés.