Transition électrique : Pourquoi l’Europe injecte des millions d’euros pour les flottes d’entreprises
La Banque européenne d’investissement (BEI) vient de débloquer un financement de 600 millions d’euros partagé avec le géant du leasing Leasys pour déployer 24 000 véhicules zéro émission dans 10 pays, dont la France. L'Europe financer le verdissement des flottes pour accélérer l''élctrification du parc global.

La Banque européenne d’investissement (BEI) et le leaser Leasys (Stellantis/Crédit Agricole Finance) ont signé en janvier un accord de financement afin de déployer 24 000 véhicules zéro émission dans 10 pays européens, dont la France.
Le projet baptisé Pan-European Clean Fleet Transport représente un investissement total de 600 M€, soutenu à parts égales par la banque publique et le leaser, dans le but d’accélérer le déploiement de véhicules zéro émission à l’échelle de l’Union européenne.
L’effet de levier pour changer d’échelle
Si la banque cible les entreprises, c’est d’abord pour une question d’efficacité. Le vice-président de la BEI, Ambroise Fayolle, a souligné que les entreprises de location et de leasing gèrent des millions de véhicules et renouvellent régulièrement leurs flottes, ce qui les place en position stratégique pour accélérer l’électrification.
En finançant les géants du leasing et les gestionnaires de flottes, la BEI crée un effet d’entraînement afin d’atteindre rapidement ses objectifs climatiques. En mars 2025, déjà la banque publique euroépenne avait signé avec le loueur Ayvens un accord de financement de 350 millions d’euros chacun pour soutenir le déploiement d’une flotte de 19 000 véhicules utilitaires légers électriques à travers l’Union européenne.
Démocratiser l’électrique rapidement
Si les grandes structures ont les reins solides, la transition est souvent plus complexe pour les petites et moyennes entreprises (PME). Le coût d’achat d’un utilitaire électrique reste un obstacle.
En accordant des lignes de crédit avantageuses aux banques partenaires et aux sociétés de location, elle compte offrir des conditions financières pour permettre à tous les professionnels de rouler vert.
Une aide à la politique industrielle européenne
Financer les voitures électriques, ne répond pas seulement à un argument écologiste. Cela permet de soutenir l’industrie automobile européenne et française. Une stratégie doublement gagnante.
Pour le think tank T&E " la voiture électrique ne connaît pas la crise " avec une part de marché croissante. Une évolution bénéfique pour le made in Europe et les entreprise installés sur le sol français. " 27 % des électriques neuves immatriculés en France en 2025 sont made in France ", pointe l’organisation.
Par ailleurs quand la BEI finance un projet (une société) elle réduit le risque perçu et rassure les investisseurs privés. Son intervention agit comme un label de crédibilité et déclenche un effet d’entraînement.
Apporter du souffle au marché de l’occasion
Enfin, l’action de la BEI sur les flottes d’entreprises bénéficiera à terme au grand public. Les véhicules de société sont généralement renouvelés tous les trois ou quatre ans.
En plaçant les flottes professionnelles au cœur de sa stratégie, la BEI souhaite injecter rapidement des milliers de véhicules propres sur nos routes et préparer le marché de demain pour tous les Européens.
















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