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Voiture électrique : le marché des particuliers a-t-il atteint un plafond de verre ? Ce que cache le record des 20 % de parts de marché atteint en 2025

Le marché français de la voiture électrique vient de franchir un cap historique. En 2025 les modèles à batteries ont représenté 20 % des ventes de véhicules neufs en France. Un succès, de moins en moins porté par les particuliers.

Voiture électrique : le marché des particuliers a-t-il atteint un plafond de verre ? Ce que cache le record des 20 % de parts de marché atteint en 2025
Le marché français de la voiture électrique franchit des caps historiques des 20 % de parts de marché en 2025 ©Sud Ouest Maxppp

Le marché français de la voiture électrique franchit des caps historiques. En 2025, les modèles à batteries représentent 20 % du marché (327 234 véhicules mis à la route), contre 17 % en 2024 et 2023.

En cinq ans, la part des BEV immatriculés a doublé en France. Un succès. Mais derrière ces chiffres flatteurs, les particuliers décrochent. La voiture électrique serait-elle confrontée à une sorte de plafond de verre ?

Des ventes particulières en repli

La part des ventes BEV recule de près de 12 % chez les particuliers. « Ces derniers ne
représentent plus que 49,3 % des ventes (plus bas historique) de l’énergie, contre 62,9 % en 2024 »
, souligne Mobilians, le syndicat patronal du commerce et de la réparation automobile et des services de mobilité. « Après avoir convaincu les early adopters, l’électrique doit séduire la majorité », selon Mobilians. D’après l’organisation syndicale, l’électrique auprès des particuliers « semble atteindre un certain plafond de verre. »

Flottes une croissance contrainte

À l’inverse, les ventes aux flottes explosent. Mais sous la contrainte : CEE, réforme des AEN, loi LOM, taxe annuelle incitative. Les sociétés n’achètent pas de l’électrique par conviction. Comme le souligne une analyse AAA Data, « la progression des ventes de VE au sein des flottes d’entreprise semble imposée par des obligations réglementaires et fiscales plus que par la seule volonté des sociétés. » Les résultats sont là.

Avec 136 563 véhicules électriques immatriculés en 2025 (+ 47 % vs 2024), le B2b représente 42 % du marché électrique en France. On peut voir ici un effet passerelle selon lequel, plus les ventes de VE B2B augmentent, plus la part des particuliers baisse. Mais la notion est à relativiser.

Le marché broie du noir

Les marchés B2B (725 041 véhicules, -8,6 %) et particuliers (1 992 658 VP + VUL,-5 %) ont terminé 2025 dans le noir. Pour tenir les volumes, les constructeurs ont même dû écouler près de 200 000 véhicules via des canaux tactiques, loueurs courte durée et véhicules de démonstration. Pas très rassurant. Comment vendre des VE quand on ne vend pas de voiture en général ? Et dans ce contexte comment atteindre les objectifs climatiques ?

Objectifs nationaux hors d’atteinte

Pour respecter la SNBC (Stratégie Nationale Bas Carbone), la part de l’électrique devait atteindre 22 % fin 2024. Un an plus tard, nous n’y sommes toujours pas. Selon l’exécutif, « les achats de véhicules particuliers électriques neufs accusent un retard de plus de 300 000 VP en cumulé entre 2020 et 2024 ». Avec moins de 3 % des 39,5 millions de véhicules particuliers aujourd’hui électriques, la possibilité d’atteindre 66 % de part de marché d’ici à 2030 semble irréaliste.

Comment remettre les watts ?

Dans un marché automobile fragilisé, en perte continue d’immatriculations, l’électrique progresse plus vite là où il est contraint, et moins rapidement là où il est choisi. La transition avance, mais dans un marché en recul, elle demeure, dépendant des incitations et des aides publiques. « Les immatriculations de décembre sont encore sous forte influence des incitations gouvernementales et notamment du leasing social », souligne Marie-Laure Nivot, Head of automotive market analysis chez AAA Data. Après les 50 000 immatriculations de VE en 2024, le volet 2 du dispositif (350 M€) aurait, en 2025, généré entre 23 500 et 25 000 immatriculations. Soit près de 20 % des ventes totales de VE aux particuliers.

Faute de maturité le marché des VE à destination des particuliers doit encore être aidé. À voir si l’avènement de modèles à batteries moins chers, de relancer fortement la demande auprès des particuliers.

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