Vol de véhicules : Le dimanche un jour paradoxal pour les flottes d’entreprises
Si le milieu de semaine concentre le plus grand nombre d’infractions, le dimanche constitue le " trou noir " opérationnel des entreprises. Une absence de surveillance dont profitent les réseaux organisés.

Les tentatives de vol sont plus fréquentes le mardi et le jeudi. Ces jours correspondent aux pics d’activité où les véhicules circulent, stationnent sur des zones de transit éphémères et sont plus vulnérables au mouse-jacking (piratage électronique) selon les statistiques de Coyote Secure et du Ministère de l’Intérieur (SSMSI) pour 2025.
Le dimanche, lui, occupe une place à part, avec seulement 12 % à 15 % des vols hebdomadaires selon les chiffres de l’Observatoire Coyote Secure 2025, il est celui de la tranquillité.
Le dimanche, jour de la tranquillité
Un véhicule dérobé le week-end a 65 % de chances de plus d’avoir franchi une frontière ou d’être désossé avant même que le vol ne soit constaté le lundi matin (Source : Gendarmerie Nationale/Oclco). Passé 48 h, les chances de retrouver un véhicule volé sont divisées par dix.
Le dimanche est le jour le plus critique sur le terrain des chantiers, mais aussi du fret logistique. L’étude BauWatch 2026 indique que 42 % des vols de gros équipements surviennent entre le samedi midi et le dimanche soir, profitant du retrait des équipes de surveillance physique.
Du SUV à la pelleteuse, les cibles privilégiées
En 2025, le palmarès des vols en France (Source : Argos/France Assureurs) révèle que les Toyota RAV4 V, C-HR et le Hyundai Tucson IV trustent le haut du classement. Pour être revendues ou pour servir de pièces de détachées, notamment en ce qui concerne l'électronique embarquée. Du côté utilitaire, Fiat Ducato, Peugeot Boxer et Citroën Jumper constituent les proies favorites. Mais le segment le plus inquiétant reste celui les engins de chantier dont les vols ont augmenté de 14 % en un an. " La collaboration entre assureurs et forces de l’ordre permet de retrouver 40 % des voitures volées ".
Un préjudice annuel de 12 millions d’euros par entreprise
Pour les professionnels, le préjudice est total. Le rapport State of Connected Operations de Samsara (2026), mené autour de 7 pays clés (France, USA, Royaume-Uni, Allemagne, Canada, Mexique et Irlande), montre qu’au cours des 12 derniers mois, un véhicule (actif) manquant a entraîné « un arrêt opérationnel important ou un retard pour 77 % des organisations ».
Et de chiffrer le préjudice moyen à " 12 millions d’euros " par société ciblée (principalement des flottes de plus de 250 véhicules et des géants du BTP ou de l’énergie). Cela inclut la valeur de remplacement des équipements (véhicules, engins de chantier, outillage spécialisé) mais également l’arrêt d’activité. L’étude YouGov/Baromètre Business estime le coût par véhicule dérobé à 31 000 €, en incluant la perte d’exploitation le coût du vol.

















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