Volkswagen : le groupe allemand face à « la plus grande tourmente de son histoire »
La situation n’a jamais été aussi critique chez Volkswagen. Son PDG, Oliver Blume, la qualifie de « plus grande tourmente de son histoire ». Pour y faire face, le géant allemand compte bien durcir son plan d’économies.

Dans une vidéo publiée sur l’intranet de Volkswagen ce dimanche 23 août 2026, Oliver Blume, PDG du constructeur allemand, a annoncé la couleur pour la fin de la décennie et le début de la prochaine. En effet, la situation est « plus que critique » et le groupe prévoit de durcir son plan d’économies. En raison d’une conjoncture mondiale défavorable ainsi que de la concurrence chinoise, Volkswagen traverse « la plus grande tourmente de son histoire ».
Alors qu’Oliver Blume doit participer à des réunions avec les représentants du personnel au siège de Volkswagen, à Wolfsburg, ainsi que sur les sites de Zwickau et d’Emden, afin de faire le point sur les plans de l’entreprise, le groupe prévoit une suppression massive d’emplois ainsi que la fermeture de certaines usines à l’horizon 2030.
50 000 emplois dans le viseur de Volkswagen
En juillet 2026, un plan d’économies avait été présenté par Oliver Blume, mais aucune décision définitive n’avait alors été prise. Bien que le gouvernement du Land de Basse-Saxe, actionnaire majeur du groupe Volkswagen détenant 20 % des droits de vote, ait refusé d’approuver un plan prévoyant la suppression de 100 000 postes, le groupe Volkswagen aurait désormais validé la suppression de 50 000 emplois.
Selon le dirigeant, 37 000 accords auraient déjà été conclus avec les salariés. Les 13 000 postes restant à supprimer feront l’objet de négociations avec les employés lors des réunions du PDG du constructeur allemand sur les différents sites. Un plan qui ne pourra être mené à bien « que si tout le monde soutient ce plan », a-t-il ajouté.
La surproduction de 500 000 véhicules par an en Europe par Volkswagen a de lourdes répercussions sur l’entreprise. Quatre usines sont ainsi confrontées à une potentielle fermeture. D’après Oliver Blume, cette solution « serait la dernière et la plus coûteuse ». Cependant, le groupe « ne voit aucun moyen pour que les usines d’Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm restent rentables dans les années 2030 », a-t-il ajouté.
Un autre site est également menacé, mais pourrait être reconverti. En effet, le PDG de Volkswagen serait en négociations avancées avec des entreprises industrielles de la défense concernant une éventuelle utilisation de l’usine du groupe allemand à Osnabrück.
Malgré la crise majeure que traverse le groupe allemand, la présidente du syndicat IG Metall, Christiane Benner, a critiqué la direction ce vendredi 21 août et averti que les salariés résisteraient à la fermeture de ces usines : « Les travailleurs de Volkswagen ont déjà dû accepter des coupes lourdes et douloureuses et maintenant ils reçoivent une nouvelle gifle », a-t-elle déclaré à l’hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche.

















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