Volvo tire le frein à main : pertes record, 2 500 suppressions de postes mais affiche un plan produit impressionnant d’ici à 2030
Rattrapé par l’effondrement de ses ventes en Chine et le durcissement du marché américain, Volvo voit son chiffre d’affaires dévisser de 22,6 % au troisième trimestre et bascule dans le rouge. Pour éponger des pertes attendues à plus de 500 millions d’euros, la filiale de Geely tranche dans ses effectifs avec 2 500 nouveaux départs et réorganise ses usines. Une cure d’austérité qui n’empêche pas la marque de préparer une offensive massive de 13 nouveaux modèles d’ici la fin de la décennie.

La chute est pire que prévue. Alors que les analystes se préparaient à un dévissage du chiffre d’affaires mondial de Volvo de 10 % au cours du troisième trimestre de cette année, l’effondrement est finalement de 22,6 %.
Résultat : le Suédois, propriété du Chinois Geely depuis 16 ans, tire le frein à main et annonce un plan d’économies de 5 milliards de couronnes, avec à la clé, l’ouverture de deux de ses usines européennes, dont celle de Gand en Belgique qui pourrait assembler des Zeekr et Lynk & Co.
5 500 emplois supprimés en un an et demi
L’usine de Torslanda en Suède et elle aussi dans le viseur, sans que la décision ne soit confirmée.
Mais le plan d’économies passe aussi par la suppression de quelque 2 500 emplois, dont 2000 en Suède.
C’est la seconde vague de départs depuis deux ans puisqu’en 2025, une première charrette annonçait 3 000 départs, et, déjà, 2 000 postes étaient concernés en Suède. Hauts salaires européens aidant, le pays scandinave se retrouve évidemment en première ligne de ces restrictions.
Malgré ces efforts, l’action Volvo a dévissé de 30 %, d’autant que dans la foulée de cette restructuration, la marque a énoncé que sa marge opérationnelle, de 7,4 % au troisième trimestre de l’an passé, s’établit désormais à -8,4 % en cette fin 2026 avec des pertes attendues de 513 millions d’euros. Elles étaient déjà de 33 millions d’euros à la fin 2025.
Le Suédois de moins en moins Suédois est bien entendu en proie aux deux mêmes phénomènes que l’ensemble des constructeurs de la vieille Europe, à savoir les taxes douanières instaurées par Donald Trump et la fin des aides aux voitures électrifiées aux US.
13 nouvelles autos pour trois continents
Mais il est aussi en proie à un marché intérieur chinois en baisse de 20 % depuis le début de l’année. Une double peine que Volvo paie cash au point ou ses dirigeants ont avoué, lors de la diffusion de ces résultats, que la moitié de leurs activités, celles qu’elles effectuent dans ces deux pays, « ne génèrent pas de profits ».
Pour autant, ils ne jettent pas l’éponge, bien au contraire et sont en train de mettre en place un gigantesque plan produits d’ici à 2030. Ils envisagent de commercialiser 13 nouvelles autos avant la fin de la décennie. Un plan qui doit démarrer en 2027 et prévoit 6 modèles pour la Chine, 7 pour les États-Unis et autant pour l’Europe. Un déploiement qui va débuter au moment même ou Volvo fête son centenaire.


















Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération