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Coup de projecteur sur la voiture électrique

Dans Futurs modèles / Scoops

Paul Pellerin

Les ventes des voitures électriques progressent. Les gouvernants misent sur la voiture électrique. La plupart des industriels automobiles veulent une ou plusieurs "électriques" dans leur gamme. Plusieurs grandes villes annoncent qu’elles veulent bannir, dans un futur plus ou moins proche, les diesels puis l’ensemble des moteurs thermiques dans l’enceinte de leur cité. La voiture électrique est-elle enfin prête à conquérir le monde ?

Coup de projecteur sur la voiture électrique

Face à la demande sans cesse croissante de la Chine en modèles électriques, à des normes environnementales de plus en difficile à tenir, à des gouvernants qui vantent les mérites de la voiture électrique en gommant la plupart de ses défauts, les constructeurs mondiaux se mettent en ordre de marche pour créer un ou plusieurs modèles dans leur gamme.

Le constructeur Tesla précurseur

En dévoilant son premier modèle électrique, un roadster sur base de Lotus Elise, Elon Musk a été un précurseur. Depuis, les Tesla Model S, Model X mais aussi Model 3 sillonnent les routes avec leurs moteurs électriques puissants et une autonomie toujours plus importante.

Coup de projecteur sur la voiture électrique

Mais tout n’est pas rose pour la marque californienne qui doit faire face à des problèmes récurrents de promesses pas toujours tenues, de retard de production (surtout pour la Model 3), de pertes abyssales qui sont cependant en train de se réduire (2019 pourrait enfin voir la marque engranger quelques profits.). Et puis, la concurrence va devenir de plus en plus vive, puisque de nombreux constructeurs veulent aussi leur part du gâteau. Mercedes annonce sa propre famille de modèle avec le Mercedes EQC en premier de cordée, Audi vient de lancer son grand SUV Audi e-tron, BMW est aussi sur les rangs, etc. D’autres acteurs veulent également se lancer, c’est le cas de James Dyson (connu surtout pour ses aspirateurs sans sac) qui va investir dans l’automobile électrique en estimant que ce type d’auto pourrait représenter dans quelques années sa première source de revenus.

Les nouvelles normes antipollution aident l’électrique

La nouvelle procédure d’homologation et des normes antipollution plus restrictives édictées par l’Europe ne favorisent pas les moteurs thermiques. Pour essayer d’être, c’est le cas de le dire, dans la norme, les constructeurs ont revu leurs moteurs (apparition du filtre à particules pour les essence, systèmes SCR généralisés pour les diesels), les ont parfois dotés de système mild-hybrid 48V ou se sont lancés dans la création de motorisations hybride et hybride rechargeable. Mais pour respecter l’exigence de Bruxelles qui fixe pour 2020 (sous peine de lourdes amendes pour les constructeurs) des rejets de CO2 à 95 g/km* de CO2 en moyenne pour les voitures, il faut faire plus. C’est pourquoi les voitures électriques ne rejetant pas de CO2 intéressent désormais les constructeurs. Avoir un plusieurs modèles dans la gamme permet de faire baisser la moyenne de manière conséquente.

Villes et pays plébiscitent l’électrique  

Un autre écueil menace les voitures à moteurs thermiques, celles d’une interdiction dans les centres-villes. Plusieurs métropoles sont montées au créneau sur ce point. Ainsi Paris veut bannir les moteurs diesels d’ici à 2024 et les moteurs essence en 2030. Aurons-nous que des voitures électriques à Paris en 2030 ? Ou des voitures hybrides (mild-hybrid, hybride, hybride rechargeable) ? À ce stade le message de la municipalité n’est pas très clair. Paris n’est pas la seule métropole à vouloir bannir les moteurs thermiques, Bruxelles a annoncé vouloir faire de même pour les moteurs diesels d’ici à 2030. Mais l’exemple vient de surtout de Chine où la pollution dans les mégapoles est un vrai problème. Dans ce pays à partir de l’an prochain, 10 % des ventes de véhicules devront être des électriques ou hybrides rechargeables, pour 2020 ce sera 12 %. Les ventes de voitures dans ce pays s’établissant à 25 millions en 2017 on comprend l’intérêt des constructeurs européens à être sur ce marché porteur. Malheureusement pour eux, les constructeurs chinois ne les ont pas attendus et de nombreuses marques chinoises proposent déjà leurs propres voitures électriques. Voulant malgré tout faire des affaires dans ce pays, les groupes VW, Renault-Nissan, BMW, Mercedes, sont partants pour y lancer des voitures électriques. Renault a d’ailleurs présenté il y a peu un petit SUV électrique (Renault KZ-E) qu’il espère vendre à prix attractif sur le marché chinois.

Coup de projecteur sur la voiture électrique

Les prix baissent pour l’électrique

En plus de ne pas avoir un choix important de véhicules électriques en concession (mais cela devrait changer, voir chapitres suivants), le principal défaut d’une voiture électrique est d’afficher un prix plus élevé qu’une voiture “thermique“. L’électrique la plus populaire chez nous, la Renault Zoe est proposée à la vente à partir de 23 700 € (auquel s’ajoute la location des batteries chaque mois, minimum 69 €), alors qu’une Clio essence de même puissance est proposée en entrée de gamme à 16 300 €. On a donc besoin de la prime gouvernementale de 6 000 € pour que le tarif de l’électrique devienne plus acceptable. Si l’on choisit la même Zoe en version “Achat intégral“, c’est-à-dire que l’on est propriétaire des batteries, le tarif grimpe à 32 600 €. Bien entendu, la recharge des batteries coûte moins cher qu’un plein d’essence, mais l’on comprend que l’achat d’une électrique peut faire peur à certains. Heureusement le prix des électriques pourrait baisser, si elles sont produites en plus grand nombre (économies d’échelle pour le constructeur qui en répercutera une partie sur le prix de vente), si la baisse du coût des batteries est confirmée. On estime que le coût d’un pack de batteries (200 € du kWh aujourd’hui) pourrait être divisé par trois en 2030. Certains analystes estiment que les voitures électriques devraient afficher des tarifs identiques à ceux des voitures thermiques en 2025.

Rouler en électrique deviendra plus facile

Grâce aux progrès de la technique, tout va s’améliorer pour le conducteur d’une voiture électrique. Parce qu’il y aura de plus en plus de points de recharge, que ceux-ci seront parfois équipés de points de charge rapide permettant de recharger à 80 % les batteries en quelques minutes. Et puis, l’autonomie des véhicules va continuer à augmenter, les systèmes de récupération de l’énergie lors des freinages ou ralentissements de s’améliorer. On annonce 1 000 km d’autonomie pour dans trois ou quatre ans. Déjà avec une conduite apaisée on arrive à dépasser l’autonomie qu’annonce le constructeur, voir à ce sujet nos essais “jusqu’à la panne“ des Renault Zoe, Nissan Leaf, Hyundai Kona EV

Conclusion

Un choix plus important de véhicules. Des marques qui font des efforts pour proposer des véhicules électriques à un tarif plus attractif. Une technologie qui ne cesse de progresser. Une interdiction possible des moteurs thermiques en centre-ville. Tout est en place pour rendre la voiture électrique incontournable. Est-ce à dire qu’elle va remplacer les voitures à moteurs thermiques ? Pas dans l’immédiat et sans doute pas dans le futur. En 2017, il s’est vendu 1,1 million de véhicules électriques (100 % électriques et hybrides rechargeables) soit 1 % du marché mondial des ventes automobiles. On avance le chiffre d’un million de véhicules 100 % électriques pour 2018. Avec la Chine qui impose un quota important de voitures électriques vendues chaque année, ce chiffre pourrait doubler ou tripler rapidement. Mais après, il est difficile de savoir si les ventes de véhicules électriques vont exploser pour atteindre les prévisions de certains analystes, qui annoncent 20 millions de voitures électriques vendues dans le monde en 2030 (soit 16 %, sur un marché global qui pourrait atteindre les 120 millions de véhicules vendus). Quoi qu’il arrive, on peut d’ores et déjà annoncer sans se tromper qu’il y aura toujours plus de véhicules électriques dans nos rues.

* Pour rappel, le classement 2017 des constructeurs automobiles indiquait une moyenne 101,2 g/km de CO2 pour Toyota, 104,5 pour Peugeot, 105,5 pour Citroën et 106,6 pour Renault.

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