Peugeot: "La E-T16, on peut la faire demain", nous assure le patron de la marque
Entre l'arrivée imminente du volant Hypersquare, la concrétisation des concepts sportifs et la maîtrise des carnets de commandes, le patron de Peugeot Alain Favey évoque les sujets du moment sans langue de bois. Il revient également sur les contraintes écologiques qui imposent l'électrification des sportives comme la nouvelle e-208 GTI, tout en posant les jalons technologiques indispensables aux futurs coupés de la marque.

À l'occasion du Mondial de l'Auto, le directeur de la marque au lion, Alain Favey, s'est confié au micro de Caradisiac sur le tournant stratégique de la firme sochalienne. Entre transition énergétique accélérée, innovations technologiques majeures et défis industriels, le patron de Peugeot pose les bases d'un avenir où performance et électrification font bon ménage.
La marque démontre sa capacité à concrétiser ses rêves les plus audacieux sur la route, à l'image du concept E-T16 : « On peut faire l'e-T16 demain », assure Alain Favey, confirmant que tous les éléments techniques de ce bolide ont d'ores et déjà été validés par les experts de Peugeot Sport.
Cette vision futuriste s'accompagne d'une révolution ergonomique immédiate dans l'habitacle : Peugeot réinvente le volant grâce au système steer-by-wire (sans liaison mécanique) et à l'audacieux Hypersquare, qui équipera la prochaine 208 dès l'an prochain.
Sur le plan commercial, la bascule est déjà une réalité tangible. La marque profite d'une dynamique forte portée par une clientèle convertie: « 60% de ventes en électrique » sont désormais enregistrées en concession, illustrant l'adhésion du public. Face à la forte appétence pour les grands rayons d'action, le constructeur rassure également sur ses carnets de commandes : « 3-4 mois de délai sur 3008 long range », les cadences de production s'étant normalisées pour résorber l'attente des clients.

Côté sportivité, le passage au tout-électrique répond à une équation implacable dictée par les normes environnementales. Interrogé sur le retour d'une déclinaison vitaminée de sa citadine, le dirigeant tranche : « Si on voulait faire la 208 GTI en thermique, il y aurait un CO2 à un niveau tel qu'il y aurait un malus de 80 000 € ». Une aberration économique et écologique qui a poussé la marque à concevoir une version électrique survoltée de 280 chevaux, privilégiant le sourire au volant sans compromis tarifaire absurde.
Enfin, si les amateurs de lignes épurées rêvent d'un retour du fameux coupé, la technique impose pour l'instant ses limites, notamment en raison de l'encombrement ddes batteries et de la nécéssité d'une architecture 1000 volts pour ressusciter une telle icône. De quoi nourrir malgré tout de belles perspectives pour les ingénieurs de la marque...


















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