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Recharge à domicile : le logiciel va-t-il finir par dépasser les bornes ?

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Lionel Bret

Face au coût de l’installation de bornes physiques, les entreprises se tournent vers des solutions « Software-only » pour permettre à leurs salariés de recharger leur voiture de fonction à domicile. La borne connectée serait-elle en passe d’être dépassée ?

Recharge à domicile : le logiciel va-t-il finir par dépasser les bornes ?
Borne physique contre algorithmes, le software est-il entrain de remplacer les bornes pour la gestion de la recharge à domicile ©Belpress Maxppp

Jusqu’alors, pour qu’un salarié puisse recharger son véhicule de fonction chez lui sans léser son employeur, ni frauder le fisc, il fallait impérativement une borne connectée. Un « mouchard électrique » facturé entre 1 500 € et 3 000 €, pose incluse.

En 2026, une nouvelle génération d’acteurs technologiques, comme CleanMob ou VoltaBack, promet de rendre la borne physique obsolète au profit du logiciel.

L’offensive sans borne de la donnée

Des solutions comme Home Charge + de CleanMob ou VoltaBack s’affranchissent de toute installation. Elles s’appuient sur deux piliers invisibles. D’abord la télématique native du véhicule qui communique directement sa consommation réelle (en kWh) via le cloud du constructeur.

Ensuite, grâce aux données fournies par le compteur Linky, les algorithmes « extraient de la consommation globale la part dédiée au véhicule, en corrigeant les pertes énergétiques qui varient de 5 % à 40 % selon les modèles et la saison », explique à Caradisiac Arnaud Tran, CEO et co-fondateur de VoltaBack. Le logiciel gagne la bataille de la gestion, mais peut-il gagner la guerre et faire disparaître la borne de recharge ?

La borne physique un outil de puissance

Une simple prise renforcée permet de satisfaire les besoins quotidiens de 70 % des salariés (recharger 100 km en 8 heures). Mais sa faible puissance (3,2 kW) ne convient pas pour les commerciaux ou les gros rouleurs.

Seule une borne connectée (7,4 kW) permet de récupérer une soixantaine de kWh (350 à 400 km d’autonomie) dans la nuit. Celle-ci sert également d’interface obligatoire dans le cadre de la gestion du V2G (Vehicle-to-Gride) ou V2H (Vehicle-to-Home) à savoir le renvoie par la voiture de l’énergie au réseau ou à la maison lors des pics de consommation.

Les entreprises les doigts dans la prise

Le constat des gestionnaires de flotte est clair. Équiper 500 collaborateurs en bornes intelligentes représente un investissement de plus d’un million d’euros, sans compter les frais de maintenance et la complexité de récupérer le matériel en cas de départ du salarié. Installer 500 prises renforcées revient quatre à cinq fois moins cher. De quoi réfléchir avant d’installer systématiquement une borne au domicile des salariés. D’autant que les aides à l’installation de bornes, or habitat collectif, ont du plomb dans l’aile.

La borne connectée perd son intelligence logicielle (déportée dans le cloud) pour devenir une interface de puissance. Le hardware (matériel) s’efface devant le software (service), marquant une avancée supplémentaire du logiciel dans la gestion de la mobilité électrique d’entreprise.

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