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Renault va-il lâcher les 500 salariés de l'usine de Viry-Châtillon ? Alpine nous répond sur l'avenir de ce site si stratégique

Dans Economie / Politique / Industrie

Cédric Pinatel

Que va décider la nouvelle direction du groupe Renault à propos de l’Hypertech Alpine, censé permettre à l’usine des moteurs de Formule 1 de se recycler ? Pour l’instant, le constructeur se dit en « phase de réflexion ». La réalisation des projets les plus excitants et ambitieux d’Alpine dépendra de ces décisions.

Renault va-il lâcher les 500 salariés de l'usine de Viry-Châtillon ? Alpine nous répond sur l'avenir de ce site si stratégique
Le projet de supercar d'Alpine a-t-il une chance de survivre à la nouvelle direction du groupe Renault ?

C’est fou comme l’ambiance peut vite changer en quelques mois au sein d’un groupe automobile. Pas plus tard qu’en juin dernier, Luca de Meo s’extasiait à nos côtés devant le très beau prototype de l’Alpenglow à hydrogène dans la pitlane des 24 Heures du Mans. L’ancien patron du groupe Renault tenait alors des propos très intéressants sur l’avenir d’Alpine : la marque devait profiter largement de la transformation de l’usine des moteurs Renault F1 de Viry-Châtillon en un centre d’excellence du groupe, l’Hypertech, pour concevoir des sportives plus ambitieuses que jamais. Il nous confirmait alors le développement d’une vraie supercar routière, calibrée pour concurrencer Lamborghini et Ferrari sur le terrain des meilleures voitures de sport.

Au lendemain de ces déclarations, Luca de Meo annonçait son départ du groupe Renault. Son successeur, François Provost, a commencé à détricoter quelques-uns des projets lancés par l’ancien « boss ». La division Mobilize réservée aux solutions de mobilités ? Quasiment dissoute. Le petit Duo remplaçant de l’ancien Twizy ? Déjà supprimé faute de succès. La structure Ampère mise en place par Luca de Meo dans le but d’attirer des investisseurs sur la conception des voitures électriques ? Simplement réintégrée à Renault.

Le doute plane sur l’Hypertech

Depuis quelques heures, tout le monde se demande si les très ambitieux projets lancés par Luca de Meo au sujet d’Alpine survivront à l’approche ultra-rationnelle du nouvel homme fort de Renault. Car hier, une déclaration assez fracassante semait le trouble sur l’avenir du site de Viry-Châtillon, cette usine des moteurs de Formule 1 de Renault censée se transformer en « Hypertech » Alpine. D’après le maire de la commune, le groupe aurait décidé d’annuler carrément ce projet !

« Alors que nous souhaitions de nouveau réunir ce comité de suivi pour faire le point, postérieurement à l’arrivée fin juillet 2025 du nouveau dirigeant de Renault, François Provost, faisant suite au départ de Luca de Meo, quelle n’a pas été ma stupéfaction d’apprendre que Renault renonçait à ses engagements concernant le site Alpine, ce qu’il devrait annoncer lors d’un Comité social d’entreprise le 12 février prochain », venait de déclarer Jean-Marie Vilain. De ce que comprenait le maire de Viry-Châtillon, le groupe Renault ne souhaiterait plus investir dans cette usine dont l’activité de fabrication des moteurs de Formule 1 Renault a cessé à la fin de la saison 2025 !

Voici la position officielle d’Alpine

Nous avons contacté l’équipe d’Alpine France pour connaître leur position sur ce sujet et voilà leur réponse : « Nous ne pouvons à ce jour ni confirmer, ni infirmer la prise de position du maire de Viry-Châtillon. Nous avons des réflexions que nous partagerons tout d’abord avec les instances du personnel, pour discussion et décision, avant de partager plus de détails ».

Au-delà de l’avenir des 500 salariés de l’usine de Viry-Châtillon, c’est tout celui de la marque Alpine qui se joue dans ces prises de décision. On sait déjà que les programmes en championnat du monde d’endurance d’Alpine et celui de Dacia au Dakar pourraient être annulés avant même la saison 2026, tous deux prévus pour être gérés au sein de l’Hypertech. L’annulation pure et simple de cette réorganisation de Viry-Châtillon pourrait aussi signifier l’abandon du projet de supercar routière Alpine en plus de ceux, moins importants, liés au prototype Alpenglow à hydrogène.

Ce serait ainsi un renoncement à positionner Alpine sur le terrain des constructeurs automobiles les plus prestigieux du marché, alors que le constructeur doit aussi déployer une gamme complète de sportives électriques d’ici la fin de la décennie (A110 de troisième génération, A310 coupé et cabriolet). Bref, tout le monde est suspendu aux lèvres de la direction de Renault sur ce sujet.

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