Volkswagen tourne une de ses usines vers la défense pour se sortir de la crise
Alors que Volkswagen traverse l’une des pires crises de son histoire, le groupe automobile allemand tente de s’en sortir en cédant l’une de ses usines, qui sera reconvertie dans un secteur totalement différent de l’automobile.

En pleine crise, Volkswagen a annoncé ce lundi 7 septembre 2026 la reconversion de son usine d’Osnabrück, dans l’ouest de l’Allemagne. Le site change totalement d’activité puisqu’il sera désormais tourné vers le secteur de la défense. Alors que des T-Roc Cabriolet y étaient jusqu’ici fabriqués, Volkswagen est « parvenu à un accord » avec le Land de Basse-Saxe, actionnaire influent du constructeur, et le fond de capital-investissement israélien Aurelius Capital, concernant « une éventuelle vente de sa filiale Volkswagen Osnabrück GmbH », qui exploite le site.
Selon un communiqué du groupe allemand, Aurelius en deviendrait l’actionnaire majoritaire. Alors que « d’autres partenariats et projets » sont prévus dans le cadre de cette reconversion, qui permet de préserver en partie l’activité du site d’Osnabrück, dont l’arrêt de la production de véhicules était prévu pour l’été 2027, les deux acheteurs prévoient un premier projet de coopération avec l’entreprise israélienne Rafael Advanced Defense Systems. Celui-ci porterait sur « la possible fabrication de systèmes et de composants pour des systèmes de défense aérienne destinés à l’Allemagne et à l’Europe ».
Une décision qui permet de préserver des emplois
Cette reconversion intervient dans un contexte particulièrement difficile pour Volkswagen. Le groupe prévoit un plan de suppression de 50 000 emplois supplémentaires dans le monde d’ici à 2030, après les 50 000 suppressions déjà décidées depuis 2024. Cette situation suscite toujours l’inquiétude des salariés du groupe quant à l’avenir d’autres usines allemandes, notamment à Emden, Zwickau, Hanovre et Neckarsulm.
Pour le moment, le groupe allemand a toutefois réussi, en partie, à préserver l’avenir de son usine d’Osnabrück. Sur les 1 800 salariés que compte actuellement le site, environ 1 400 emplois devraient être préservés. D’après un communiqué du comité d’entreprise de Volkswagen, l’effectif du site devrait toutefois s’établir à environ 1 200 postes après les réductions d’effectifs déjà prévues, notamment en raison des départs à la retraite et des dispositifs de préretraite. Une « garantie de l’emploi » leur est accordée jusqu’en 2029.
Les salariés de l’usine d’Osnabrück travailleront désormais dans le secteur de la défense pour Aurelius Capital, présentée comme une société d’investissement dont le siège est situé à Tel-Aviv, en Israël. L’entreprise développe des technologies dans les domaines de « la défense, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et les infrastructures critiques ».

















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