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Essai - Alpine A110S: la sportive "bio"

Dans Nouveautés / Nouvelles versions

Alpine présente une version plus musclée de sa délicieuse A110. Au programme, 40 ch de mieux et un châssis optimisé. « S » bien nécessaire ? Pour le savoir, nous avons conduit la bête sur route et piste.

Essai - Alpine A110S: la sportive "bio"

 En bref

Declinaison plus musclée de l'Alpine A110

292 ch (+40 ch)

Châssis affermi

A partir de 66 500 € (+10 700 € vs. A110 Légende)

Qui a dit que la France n’avait pas de légitimité dans le haut de gamme ? Certainement pas Renault, qui a véritablement réussi son pari avec la relance d’Alpine. En moins de deux ans, la berlinette de nouvelle génération s’est mieux vendue que sa glorieuse ancêtre, dont 7 176 exemplaires avaient été produits de 1962 à 1977. Et l'on se frotte les mains à l’usine de Dieppe, avec un carnet de commandes bien rempli : depuis le début de l’année, 2 900 exemplaires de l’A110 ont ainsi été livrés.

C’est dans ce contexte porteur que la marque lance une version plus musclée de l’A110. Baptisée A110S, tout simplement, celle-ci se différencie de la version « de base » en de nombreux points.

Côté châssis, la S reçoit des barres anti-roulis qui, bien que creuses pour en contenir le poids, s’avèrent deux fois plus rigides que celles de l’A110. A cela s’ajoutent des amortisseurs raidis afin de s’adapter aux nouveaux ressorts affermis de 50%. Le tout repose sur des pneus Michelin Pilot Sport 4 à la composition attendrie et à la largeur accrue (215 mm à l’avant et 245 mm à l’arrière, contre 205/235 à l’A110).

Ainsi parée, l’auto affiche 1 114 kilos (soit 16 kilos de plus que l’A110 Pure mais 9 de moins que la version Légende), et peut même s’alléger de 7 kilos si l’on opte pour des jantes forgées signées Fuchs (-5 kilos) et un toit en fibre de carbone (-1,9 kilo).

Longue de 4,18 m. et haute de 1,24 m., l'Alpine est une petite voiture. Abaissée de 4 mm, la version S se distingue également en termes de présentation. Outre la disponibilité d’une teinte « gris tonnerre mat» spécifique à cette version (et facturée 4 800 €), apparaissent des éléments extérieurs orangés (étriers de freins, drapeau « logo »). De plus, le logo Alpine s’assombrit. Mais comme on le voit, les modifications d'ensemble restent sobres : « on n’a pas rajouté d’aileron parce qu’on n’en avait pas besoin », tranche Anthony Villain, Directeur du design.
Longue de 4,18 m. et haute de 1,24 m., l'Alpine est une petite voiture. Abaissée de 4 mm, la version S se distingue également en termes de présentation. Outre la disponibilité d’une teinte « gris tonnerre mat» spécifique à cette version (et facturée 4 800 €), apparaissent des éléments extérieurs orangés (étriers de freins, drapeau « logo »). De plus, le logo Alpine s’assombrit. Mais comme on le voit, les modifications d'ensemble restent sobres : « on n’a pas rajouté d’aileron parce qu’on n’en avait pas besoin », tranche Anthony Villain, Directeur du design.

Sous le capot, on retrouve le bloc 4 cylindres 1.8. Celui-ci gagne 40 ch par la grâce d’une pression de suralimentation accrue de 0,4 bar et d’une plage d’alimentation augmentée de 400 tr/mn (soit 6 400 tr/mn). Si la valeur de couple n’évolue pas, les 320 Nm sont désormais disponibles jusqu’à 6 400 tr/mn, contre 5 000 tr/mn sur la version 252 ch. Enfin, c’est toujours la boîte automatique double embrayage à 7 rapports signée Getrag qui se charge de coordonner l’ensemble.

L'habitacle n'évolue pas, à l'exception là encore de touches orangées (surpiqûres sur le tableau de bord et les sièges, point milieu du volant). Pédalier et repose-pied alu sont fournis en série, de même que les habillages intérieurs en Dinamica (simili-cuir) noir sur les montants et le ciel de toit. On regrette que la console centrale multimédia fasse l'impasse sur les systèmes type Car Play / Android auto. Pour le reste, on saluera l'excellente ergonomie du poste de conduite, lequel ménage une bonne visibilité périphérique (ce qui n'est pas toujours le cas sur les sportives).
L'habitacle n'évolue pas, à l'exception là encore de touches orangées (surpiqûres sur le tableau de bord et les sièges, point milieu du volant). Pédalier et repose-pied alu sont fournis en série, de même que les habillages intérieurs en Dinamica (simili-cuir) noir sur les montants et le ciel de toit. On regrette que la console centrale multimédia fasse l'impasse sur les systèmes type Car Play / Android auto. Pour le reste, on saluera l'excellente ergonomie du poste de conduite, lequel ménage une bonne visibilité périphérique (ce qui n'est pas toujours le cas sur les sportives).

Voici pour les présentations. Passons maintenant à l’action. Celle-ci a eu lieu le jeudi 24 octobre près de Lisbonne, Portugal, et s’est déroulée en deux parties. La première a eu lieu sur le célèbre circuit d’Estoril, théâtre de nombreux GP de Formule 1 jusqu’au milieu des années 90. Pour mémoire, Ayrton Senna y remporta même sa première victoire en GP en 1985 au volant d’une Lotus à moteur...Renault, comme notre Alpine.

Sur ce tracé rapide et vallonné, celle-ci a pu faire étalage de son efficacité, de son équilibre et de sa précision. L’ESP, entièrement déconnectable si le cœur vous en dit, a aussi le bon goût de se montrer suffisamment permissif pour autoriser l’auto à dériver raisonnablement. Ce n’est certes pas la meilleure façon de grappiller des dixièmes de seconde, mais c’est assurément jouissif.

Parfaitement calé dans les baquets signés Sabelt (à dossier fixe), le conducteur a le sentiment de faire réellement corps avec la machine. Une machine légère, vive, précise, équilibrée (44% du poids sur l’avant) qui file d’un virage à l’autre en vrombissant de bonheur à l’accélération et en gratifiant les tympans de force pétarades au lever de pied.

A l'instinct

« Concentrez-vous sur vos trajectoires, je m'occupe du reste », semble dire l’Alpine. Et c’est exactement ce qu’il se passe au volant d’une auto qui se laisse oublier pour mieux exalter les joies simples que procure une conduite enlevée. Stable dans les courbes rapides, agile dans les passages plus serrés, elle avale les lignes droites avec gourmandise.

Des lignes droites et portions rapides jamais trop longues tant le 1.8 fait preuve de souffle, et au terme desquelles les disques au diamètre majoré (320 mm, contre 296 à la version 252 ch) font leur travail avec efficacité et constance tour après tour.

Une arrivée un peu trop optimiste dans un virage serré ? Pas de problème, un freinage sur l’angle aide à caler l’engin et le tour de manège reprend. Le volant au diamètre parfait commande une direction à la consistance et à la précision exemplaires. On émettra juste un regret concernant les (petites) palettes, non-solidaires dudit volant. Dans les portions lentes et sinueuses, on perd parfois du temps à remettre la main dessus.

Pour le reste, c’est le sans-faute. Ce dont peuvent témoigner les pneus des différents modèles disponibles à l’essai, qui affichaient une usure tout à fait raisonnable au terme d’une journée passée à aligner les tours de piste.

Essai - Alpine A110S: la sportive "bio"

Par rapport à la version de 252 ch, la S pourra grappiller quelques dixièmes de-ci-de-là grâce à ses 40 chevaux supplémentaires. Et avec ses mouvements de caisse mieux contrôlés au freinage et à l’accélération, elle fera preuve d’une moindre inertie dans les parties sinueuses. Mais l’expérience de conduite ne sera pas transcendée pour autant.

Et sur la route ? Inutile d’entretenir un faux suspense : aucune différence n’est perceptible entre les deux motorisations si l’on évolue à allure raisonnable. Seule une conduite façon « spéciale de rallye » permettra d’éprouver les qualités sportives de la S telles qu’évoquées plus haut.

Bien qu’affermies, les suspensions parviennent à préserver un bon niveau de confort et de filtration. L’insonorisation est bonne, et la maîtrise des bruits d’air tout à fait satisfaisante. Aussi solide dans ses appuis que vive dans les changements de cap, elle délivre des sensations devenues rares dans le paysage automobile actuel. De quoi profiter au mieux du caractère enjoué d’une voiture conçue comme un concentré de bonne humeur, un extatique elixir.

L'échappement sport avec clapet actif est fourni en série. On en apprécie énormément les pétarades intervenant au lever de pied, mais on le souhaiterait plus agressif encore en mode Sport.
L'échappement sport avec clapet actif est fourni en série. On en apprécie énormément les pétarades intervenant au lever de pied, mais on le souhaiterait plus agressif encore en mode Sport.

Informations techniques

Taux d'émission de CO2 :

146 g/km - malus : 1153 €

Début de commercialisation du modèle :

Septembre 2019

A titre d'exemple pour la version II 1.8 T 292 S.

1,24 m1,79 m
4,18 m
  •  2 places
  •  190 l / NC

  •  Auto. à 7 rapports
  •  NC

Portfolio (26 photos)

En savoir plus sur : Alpine A110 (2e Generation)

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Commentaires (127)

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Par

Chouette, on va rapidement accélérer pour faire du 80 Km/h ou cramer Momo au feu rouge pour rouler à 50 Km/h 100 m plus loin. La France ne mérite plus ce genre de voiture passion.

Par

elle serait parfaite mais non... boite auto qui gomme les sensations. pas de frein a main mécanique. Rédelé aurait préféré des solutions plus pures je comprends pas cette imposition de boîte auto. dans ce segment c'est plus efficace plus fiable moins chère et moins lourd une boîte meca.

Par

Jolie et efficace voiture de sport, en France c'est inespéré ; après si l'on a pas les moyens de pouvoir aller sur un circuit de temps en temps c'est un beau jouet mais au potentiel inutilisable.

Par

Apparemment un "sans faute" pour cette voiture! :bien:

Ce genre d'article me plait....et en plus...

" Et l'on se frotte les mains à l’usine de Dieppe, avec un carnet de commandes bien rempli : depuis le début de l’année, 2 900 exemplaires de l’A110 ont ainsi été livrés.":roi:

Rien à ajouter:sol:

Par

En réponse à gronholm65

elle serait parfaite mais non... boite auto qui gomme les sensations. pas de frein a main mécanique. Rédelé aurait préféré des solutions plus pures je comprends pas cette imposition de boîte auto. dans ce segment c'est plus efficace plus fiable moins chère et moins lourd une boîte meca.

Tout simplement ça ne se vend pas, ya qu'à voire les ventes de 911 boite méca: anecdotique.

Par

Si seulement ça pouvait devenir ma future, comme dernière 100% thermique, ça serait un beau final...

Par

Quel dommage que ça soit du Renault. Trop de gens s'arrêteront à ce nom, au fait qu'elle soit française. Ils n'iront pas voir les vraies qualités de cette voiture.

Dommage, vraiment, car elle est magnifique et elle a tant de bons retours... Ca fait plaisir une voiture de conduite dans cette époque de bétaillère type Koléos.

Par

En réponse à carrera13

Si seulement ça pouvait devenir ma future, comme dernière 100% thermique, ça serait un beau final...

Si tu en as l'opportunité, fais le.

Par

En réponse à sayen

Chouette, on va rapidement accélérer pour faire du 80 Km/h ou cramer Momo au feu rouge pour rouler à 50 Km/h 100 m plus loin. La France ne mérite plus ce genre de voiture passion.

"Momo"? :hum: en classe A AMG ? :cyp:

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