Caradisiac a vu l’intérieur de la future Peugeot 208…
…mais n’a strictement rien le droit de vous en dire! Pour autant, nous avons quand même des choses intéressantes à vous raconter au sujet de cette voiture en particulier et de la marque en général.

Allez hop, direction Belchamp (25). C’est dans ce centre de développement top secret de Peugeot, qui n’ouvre quasiment jamais ses portes au public et au sein duquel circulent des dizaines de prototypes dûment camouflés, que Caradisiac et d’autres médias ont été invités à un point presse en présence d’Alain Favey, patron d’une marque en pleine « opération reconquête » après les déboires des années passées et la crise de confiance née de l’affaire Puretech.
Un Peugeot qui se targue d’avoir écoulé 1 079 000 véhicules à travers la planète l’an dernier, valeur en hausse de 1% par rapport à 2024, dont 815 000 en Europe (-2%). Près d’un quart des ventes de la marque ont été assurées par la seule 208, soit 255 000 exemplaires auxquels s’ajoutent 238 000 unités de la 2008, ce qui donne une idée de l’importance stratégique du renouvellement de la « série 2 » chez Peugeot. Et sur janvier-février, Peugeot annonce une part de marché 15,8% en France - « on est numéro 1 sur les véhicules particuliers et utilitaires », se félicite Alain Favey - et de 5,8% en Europe, valeur qui le place au 5ème rang derrière Volkswagen, Toyota, Renault et Skoda. Pas si mal, donc.
Deux 208 dans la gamme
C’est dans ce contexte que le Lion prépare le renouvellement de son offre dans le segment B, celui des citadines où il a écoulé 22 millions de voitures depuis le lancement de la 205 en 1983 (même si la plus vendue de la série reste la 206). La future 208, préfigurée par le concept-car Polygon dont Caradisiac vous a parlé à plusieurs reprises, comportera de nombreuses références au passé « mais sans tomber dans le rétro-design », contrairement à la voie suivie notamment par Renault pour ses R4 et R5. « Le concept Polygon comporte de nombreux indices sur le look de la 208 », précise Alain Favey, et notamment en ce qui concerne la partie avant du véhicule et la signature lumineuse horizontale.

Reposant sur la plate-forme STLA-S, cette nouvelle proposition sera exclusivement électrique, annonce qui a du sens dans le délicat contexte géopolitique que nous connaissons depuis la fin février. Mais cela ne signfie pas que Peugeot abandonne le thermique, car la nouvelle venue cohabitera avec l’actuelle 208, qui reste l’un des modèles favoris des européens malgré son âge canonique de 7 ans. Celle-ci poursuivra donc sa carrière avec des moteurs thermiques et, qui sait, une version électrique qui pourrait devenir le modèle d’appel de la gamme Peugeot « zéro émission ».

La nouvelle venue, révélée à l'automne lors d'un salon de Paris qui s'annonce des plus riches, se projettera davantage vers l’avenir et marquera les esprits en étant la première de la gamme à recevoir le volant Hypersquare, système dont on rappelle qu’il se passe de liaison mécanique entre le volant et les roues. Pour en avoir pris en main un prototype sur un parcours de manœuvres serrées à Belchamp, je rejoins les conclusions du camarade Olivier Pagès sur la facilitation des manœuvres permises par ce système auquel on s’habitue très rapidement. On a clairement hâte d’en voir davantage, notamment sur route et en grande courbe…
L’autre avantage du système est un gain de place dans l’habitacle, ce qui ouvre des perspectives intéressantes en termes d’aménagement intérieur. Et sur ce point, la future 208 promet d’étonner. Mais chuuuut, je ne puis vous en dire plus aujourd’hui!

Après cette ouverture vers l’avenir, un mot, enfin, sur le présent et la triste affaire PureTech : « une vraie frustration dont je pourrais vous parler pendant 3 heures », clame Alain Favey. « D’autant que depuis 2022, les problèmes ont été résolus, il n’y a plus de problèmes depuis 4 ans ! Et l’immense majorité des possesseurs de PureTech, 5 millions de moteurs produits on le rappelle, n’ont jamais connu la moindre défaillance. » Pour autant le mal est fait, et les défaillances ont conduit Stellantis à revoir de fond en comble son moteur, désormais baptisé Turbo 100, et d’ores et déjà disponible sur la gamme 208 (et sur la 2008 en mai). Au-delà du débat sur la caractère véritablement nouveau dudit moteur, l’objectif de la marque est simple : « être au top en termes de durabilité. » De toute façon, elle n’a plus aucun droit à l’erreur.


















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