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Skoda Octavia (2020) – La bonne à tout faire s'embourgeoise

Dans Nouveautés / Nouveaux modèles

Michel Holtz

Depuis 1996, la Tchèque capitalise sur ses fondamentaux : de l’espace à revendre et des tarifs bien placés. Avec cette quatrième génération, elle rajoute à ses avantages une ligne enfin au goût du jour et une qualité de matériaux et d’assemblage au-dessus du lot.

Skoda Octavia (2020) – La bonne à tout faire s'embourgeoise

 EN BREF

Berline familiale

4e génération

à partir de 26 430 €

Si l’on tendait un micro dans la rue, en demandant aux badauds ce que leur évoque la Skoda Octavia, leur réponse serait identique depuis 1996, depuis la première berline tchèque de l’ère moderne, et de son entrée dans le groupe Volkswagen. « C’est une voiture au look classique, au prix d’un modèle plus petit avec de la place à revendre » répondraient-ils tous en chœur. 24 ans et quatre générations plus tard, la recette est identique, sauf sur deux points : la robe de cette Octavia IV a enfin bénéficié du coup crayon d’un designer, et sa qualité de fabrication – en témoigne son habitacle — est en nette hausse. En avait-elle besoin ? Pas si l’on observe les chiffres de son succès durant plus de deux décennies, car à plus de 7 millions d’unités vendues, et une place d’absolu best-seller de la marque, l’Octavia se porte bien, merci.

Skoda Octavia (2020) – La bonne à tout faire s'embourgeoise

Skoda Octavia (2020) – La bonne à tout faire s'embourgeoise

 

 

Un profil arrière tout en douceur : l'Octavia rentre dans le rang du design moderne.
Un profil arrière tout en douceur : l'Octavia rentre dans le rang du design moderne.

Mais depuis quelques années, le constructeur tchèque ne se contente plus d’être le champion du rapport prix habitabilité. Il se hausse du col et aspire à mieux que la section généraliste ou on le cantonne. Skoda rêve d’access premium, ce royaume ou trône son cousin Volkswagen (ou encore Peugeot, Mazda et Honda). Ses trois K (les SUV Kodiaq, Karoq et Kamiq) nous avaient déjà mis la puce à l’oreille de ces nouvelles ambitions, et les dirigeants de VW ont eux aussi saisit le message, s’en allant se plaindre à la direction du groupe de cette montée en gamme qui empiète sur leurs plates-bandes.

Plus qu’une légère montée en gamme : une remontada

Ils n’ont visiblement pas fini de se faire du souci, car la nouvelle Octavia enfonce le clou de cette montée en gamme. Pas au niveau mécanique, puisque plate-forme, moteurs et boites proviennent de la banque d’organe commune, ni au niveau de la technologie embarquée qui en fait de même. La vraie nouveauté est ailleurs, dans un design enfin au goût du jour. Ce qui ne signifie pas pour autant que les designers se sont lâchés et ont osé dessiner une auto sur laquelle on se dévisse le cou en la croisant. Mais leur nouvelle berline est plus qu’une simple boîte à tout faire : c’est une auto dans l’air du temps, notamment grâce à sa face avant.

Un style intérieur austère certes, mais qui respire la qualité.
Un style intérieur austère certes, mais qui respire la qualité.

La tendance est aux larges calandres un tantinet agressives ? Elle coche la case. Elle est aussi aux feux allongés ? Elle en dispose. En plus, son capot et les flancs sont striés à la mode du moment et le profil s’allonge et offre à l’engin de 4,66 m un joli CX de 0,24. À écrin enfin travaillé, il faut offrir un intérieur à la hauteur. Et il l’est plus qu’il ne l’a jamais été. La planche de bord n’est pas d’un dessin révolutionnaire, mais les matériaux utilisés, et leur assemblage, sont de très haut niveau. Cuirs, tissus et Alcantara se disputent les faveurs des finitions hautes. On n’est pas (encore) chez Audi, mais à Mlada Boletzlav, siège de Skoda, les complexes sont confinés à la frontière tchèque et on semble reluquer du côté d’Ingolstadt.

Les berlines en pleine bérézina

Tout serait donc parfait et la nouvelle Octavia peut s’apprêter à envahir les routes européennes dès le mois de septembre avec sa nouvelle ligne, son intérieur de haut niveau et ses ambitions. Mais c’est une berline. Et non seulement les ventes de ce type de voitures sont en chute libre chez les constructeurs généralistes, non seulement, certains de ses concurrents jettent l’éponge faute de clients (la Renault Talisman ne sera pas renouvelée), mais en plus l’Octavia Combi (le break), représente 55 % des ventes de l'auto en France, et c’est la version tri corps que nous essayons aujourd’hui. Autant dire qu’elle va avoir fort à faire pour espérer s’en tirer dans un marché sinistré notamment à cause des SUV. Pour y parvenir, elle doit pouvoir compter sur ses qualités routières. À condition que ces dernières soient à la hauteur.

Chiffres clés *

  • Longueur : 4,68 m
  • Largeur : 1,82 m
  • Hauteur : 1,46 m
  • Nombre de places : 5 places
  • Volume du coffre : 600 l / 1555 l
  • Boite de vitesse : Auto. à 7 rapports
  • Carburant : Diesel
  • Taux d'émission de CO2 : 95 g/km
  • Bonus : 0 €
  • Date de commercialisation du modèle : Juillet 2020

* A titre d'exemple pour la version IV 2.0 TDI 150 STYLE DSG7.

Le bonus / malus et le taux d'émission de CO2 sont données à titre d'indication pour la version la plus écologique.

Photos (22)

En savoir plus sur : Skoda Octavia 4

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