2. Sur route : la magie du 4Control, mais...

À la manière d’une arme ultime, le 4Control permet de transformer la plus sage des Renault en une référence en matière de plaisir de conduite. Ce dispositif est ainsi, du moins chez les marques généralistes, toujours sans concurrence alors qu’il s’apprête à fêter son 20ème anniversaire. Les constructeurs japonais doivent regretter d’avoir abandonné cet équipement, dont, ils étaient pourtant, dès les années 1980, les précurseurs.
Chez Audi, un tel dispositif existe depuis 2014, mais il n’est pas proposé sur le Q5. Le comportement du SUV allemand, bien aidé ici par la présence d’une véritable transmission intégrale, reste toutefois parfaitement sain et efficace en toutes circonstances. Mais il ne possède pas l’agilité de son concurrent qui, rappelons-le, est systématiquement doté du 4Control Advanced avec la motorisation hyper hybrid.

Mais l’Audi n’a pas dit son dernier mot. Contrairement à la boîte à crabots du Rafale, parfois hésitante et lente, la S tronic du Q5 Sportback se montre réactive. Les poussées, notamment lors des dépassements, sont plus franches et s’accompagnent, ce qui ne gâche rien, d’une sonorité grave, là où le 3 cylindres Renault laisse entendre un bruit "métallique" peu harmonieux.
Mais, dans un cas comme dans l’autre, le passage d’un mode de roulage à un autre se fait toujours dans la plus grande discrétion même si, en étant particulièrement attentif, on ressent de légères vibrations lorsque le bloc thermique du Rafale se met en route.

Autre point commun à ces deux modèles, la direction n’offre pas un feeling particulièrement naturel, même si la direction intégrale du Renault parvient à faire illusion. Celui-ci se montre également plus confortable, grâce à des sièges et un amortissement un peu plus moelleux.
Chez Audi, on a préféré opter pour des sièges au maintien irréprochable. Et ceux qui ne goûtent guère à la fermeté des suspensions pourront casser un peu plus leur tirelire et cocher la case "trains roulants à ressorts adaptatifs automatiques" (suspension pneumatique pilotée en bon français) à 2 100 €. Ainsi équipé, le Q5 est capable d’absorber les déformations du bitume avec une surprenante facilité même dans le cas où la voiture est, comme l’était notre modèle d’essai, chaussée en 21".
Malgré les apparences, nos deux SUV coupé favorisent d’ailleurs plus le confort général que le dynamisme à outrance. Avec son insonorisation plus soignée, l’Audi donne l’impression d’avoir été davantage fignolé sur ce point.
| Sur la route | Renault Rafale hyper hybrid 300 ch Atelier Alpine 4x4 | Audi Q5 Sportback e-hybrid 299 ch S line quattro |
|---|---|---|
| Agrément moteur | ||
| Agrément boîte | ||
| Amortissement | ||
| Dynamisme | ||
| Emissions polluantes à l'usage | ||
| Insonorisation | ||
| Maniabilité | ||
| Performance | ||
| Position de conduite | ||
| Autonomie électrique : données constructeur (parcours mixte) | ||
| Autonomie électrique : relevés Caradisiac (parcours mixte) | ||
| Système de récupération d'énergie | ||
| Note : | 14,3 /20 | 15,8 /20 |
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