Dans un marché en berne, les flottes d’entreprise ne jurent plus que par le 100 % électrique
Les ventes de véhicules aux professionnels ont accusé un net repli en octobre. Seuls les modèles électriques parviennent à sortir de la grisaille. Jamais leurs ventes n’ont été aussi élevées. Mais derrière cette électro-euphorie, le marché avance scindé en deux.

L’automne est bel et bien là pour les flottes. En octobre le marché à entreprises affiche une grise mine. Les ventes ont reculé de 8,3 % par rapport à l’année précédente, avec 61 395 mises à la route.
La contraction n’épargne aucun segment, même si elle frappe plus durement les VUL (-14,18 %) que les VP (-4,69 %). Sur les 10 premiers mois de l’année de marché des flottes concède une baisse de 3,4 %, d’après les chiffres publiés par AAA Data / Arval Mobility Observatory.
Un marché B2B en berne
Cette frilosité contraste avec la reprise globale du marché national depuis le début de l’année (+ 2,4 %) porté par les particuliers. Ces derniers représentent 57 % des achats de véhicules neufs. Ce canal a bondi de 18 % en octobre.
Au sein de la sphère professionnelle (33,9 % du marché français) les comportements d’achat divergent. Les acquisitions directes par les sociétés hors secteur automobile dévissent de 12 %. Seule la location longue durée progresse de 4 % et confirme son statut de financement privilégié par les entreprises. Avec un basculement massif et accélère vers le 100 % électrique.
Le triomphe de l’électrique
Portées par les obligations de verdissement, les immatriculations de modèles à batteries ont bondi de 51 %. En octobre, les flottes ont franchi un cap. Avec 18 265 mises à la route, la voiture particulière à batterie a capté plus de 46 % du marché.
Ce triomphe de l’électron se fait au détriment de toutes les autres motorisations. Loin devant les hybrides (39,7 %), l’essence (10 %) et le diesel (2,4 %) des achats le mois dernier.
Au cumul depuis janvier, le verdict est sans appel. Avec plus de 176 000 mises à la route, le véhicule électrique est devenu la première énergie des parcs d’entreprises.
Renautl fait la course en tête
Par constructeurs, Renault tire largement profit de cette électrification. Depuis le début de l’année l’électrique représente 42 % du business B2B de la marque au losange. Peugeot et Citroën sont à la peine. Avec des taux de pénétration respectifs de 24 % et 22,4 % d’immatriculations électriques à professionnels.
En revanche côté VUL, malgré une progression des ventes électriques de 40 % les volumes restent faibles. Avec une part de 21 % de véhicules neufs en octobre, l’électrique peine encore à percer massivement sur ce segment.

















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