Essai vidéo - Toyota C-HR (2019) : confirmation d'un succès

Trois ans après son lancement, le Toyota C-HR, l’un des rares SUV compacts généralistes hybrides a droit à un restyling de mi-carrière. Au programme, de légères évolutions esthétiques mais surtout l’arrivée d’un nouveau moteur plus puissant de 184 ch, qui devrait lui permettre de séduire une clientèle encore plus vaste. Premier essai de cette nouvelle motorisation.

En bref

Version restylée

Nouveau moteur hybride 180 ch

À partir de 29 800 €

En 2016, lors de la présentation du C-HR, Toyota, leader mondial des véhicules hybrides avait principalement installé sa technologie dans les berlines Yaris et Prius, et dans la déclinaison monospace de cette dernière, la Prius +. Suite au début de l’engouement pour les SUV, le géant japonais avait donc décidé de sauter le pas avec le C-HR. Un risque tout de même calculé sachant que cette technologie était déjà utilisée chez la filiale de luxe Lexus.

Avec du recul, ce fut une très bonne idée car le succès a été immédiat. Ainsi, sur la première année, il s’est écoulé 120 000 exemplaires du C-HR en Europe soit 10 % du segment . Les années suivantes ont été du même acabit et aujourd’hui, ce sont près de 400 000 exemplaires qui ont trouvé preneur. Sans atteindre les mêmes chiffres, la situation est aussi très positive en France puisque le C-HR s’est régulièrement vendu entre 15 000 et 20 000 exemplaires selon les années.

Un design toujours aussi clivant


Optiques, antibrouillards et prise d'air, voici quelqu'unes des nouveautés du C-HR restylé.

"Difficile de rester impassible devant ce C-HR"

C’est donc dans un contexte très favorable que Toyota nous dévoile, trois ans après son lancement, le restyling de son SUV hybride. Esthétiquement, le C-HR conserve son look très atypique et moderne fait de lignes tendues. Un design loin d’être consensuel mais qui a trouvé sa cible. Pas de grosses transformations par conséquent dans ce domaine. L’avant adopte des projecteurs LED redessinés, les antibrouillards sont déplacés pour laisser de la place à une nouvelle prise d’air dans la partie inférieure du bouclier. À l’arrière, nouveau dessin des feux également qui sont désormais reliés par un becquet noir laqué. À noter que le C-HR peut bénéficier de quelques notions de personnalisation avec deux couleurs de toit.

Aucun changement pour la planche de bord.

Dans l’habitacle, les évolutions sont encore plus légères avec seulement l'introduction d’un nouveau système multimédia connecté et désormais compatible avec Apple Carplay et Android Auto. Il est vraiment dommage que les graphiques du système de navigation soient de piètre qualité. On a l'impression de revenir 10 ans en arrière, surtout à l’heure où certaines marques proposent des vues satellites. Pas de changement pour le dessin de la planche de bord. L’intégration de l’écran multimédia est peu esthétique mais se révèle pratique à l’usage. À signaler également qu’un travail a été effectué au niveau de la garniture et de la qualité perçue, qui s’avère globalement convaincant.

Avec au maximum 370 litres, le coffre offre une contenance moyenne.
Aucun problème d'habitabilité à bord de ce C-HR.

Statu quo pour les aspects pratiques. L’habitabilité arrière est bonne même s’il faudra composer avec une poignée au positionnement et au maniement atypiques. Le volume de chargement est un peu décevant avec une capacité variant suivant les motorisations entre 358 et 377 litres. C’est correct pour un modèle hybride mais certains SUV du segment inférieur, 100 % thermique, à l’image du dernier Renault Captur, que nous avons essayé il y a quelques semaines font largement mieux (540 litres).

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