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Essai - Citroën C4 PureTech 155 : un moteur de fer dans un châssis de velours

Dans Nouveautés / Nouvelles versions

Après avoir déserté la catégorie pendant quelques années, Citroën est revenu sur le segment de la compacte avec une C4 entièrement revue, avec à la clé une originalité digne de l'histoire des chevrons. Que vaut sa version haut de gamme forte de 155 ch ? Nous en avons pris le volant pour le déterminer.

Essai - Citroën C4 PureTech 155 : un moteur de fer dans un châssis de velours

En bref

À partir de 30 550 €

Moteur le plus puissant de la gamme

Boîte automatique EAT8 de série

Avec une Peugeot 308 attendant désespérément sa remplaçante dans les mois qui viennent en ne proposant plus de motorisations au-dessus de 130 ch, une Opel Astra toute aussi vieillissante se cramponnant au mieux à son 1.4 Turbo de 145 ch et une Alfa Romeo Giulietta devenue l'ombre d'elle-même avec son haut de gamme essence de 120 ch, l'étendard de la compacte essence la plus puissante proposée aujourd'hui par le groupe Stellantis revient à la Citroën C4, la seule développée sur la nouvelle plateforme CMP. Et elle n'en demandait probablement pas autant car les mots écrits en gras et soulignés sur son cahier de charge sont avant tout l'originalité esthétique et le confort.

Sous certains angles, la Citroën C4 rappelerait la GS.
Sous certains angles, la Citroën C4 rappelerait la GS.

Originale à l'extérieur,

épurée à l'intérieur

Commençons par la première : la C4 fait fort dans le domaine comme la marque aux chevrons sait (souvent) le faire, avec un habile mélange de clins d'œil au passé – à la GS au niveau de la ligne de toit plongeante et des parties vitrées, paraît-il – et d'éléments tout ce qu'il y a de plus moderne, comme une silhouette de SUV, avec une garde au sol visuellement élevée et des protections en plastique brut, tout en l'ancrant dans la gamme actuelle du constructeur par ses projecteurs sur deux niveaux caractéristiques. Dans l’habitacle, c'est un peu plus sobre sans pour autant rentrer dans le rang, avec une planche de bord au design épuré et aux textures de matériaux singulières.

La planche de bord, épurée et fonctionnelle, est une réussite.
La planche de bord, épurée et fonctionnelle, est une réussite.

Des passagers arrière

parculièrement choyés

Est-ce aux dépens des aspects pratiques ? Pas du tout, il y a de la place à revendre à l'avant et encore plus à l'arrière, que ce soit aux genoux ou à la tête, même si le volume de coffre, à 380 litres, est dans la moyenne, sans plus, et de nombreux rangements sont disséminés un peu partout. A-t-on réellement besoin d'un tiroir et d'un présentoir face au passager avant dédiés à une tablette numérique (non fournie) ? Probablement pas, mais cela participe à l'atmosphère sophistiquée à laquelle contribue le joli écran central de 10 pouces, un peu moins l'instrumentation numérique riquiqui avec ses 5 pouces mais heureusement potentiellement compensée par l'affichage tête haute de 7 pouces.

Pour ce qui est du confort, le contrat est rempli aussi : nous avions en même temps que cette C4 la dernière génération de Mercedes Classe S et, en isolant exclusivement le moelleux des suspensions, la compacte française n'a absolument pas à rougir de la limousine allemande grâce à des suspensions à butées hydrauliques progressives de série et des sièges extrêmement accueillants combinant leurs efforts pour lisser toutes les imperfections de la route.

Essai - Citroën C4 PureTech 155 : un moteur de fer dans un châssis de velours
Essai - Citroën C4 PureTech 155 : un moteur de fer dans un châssis de velours

Les places arrière sont généreuses, le volume de coffre un peu moins.

Un châssis aux limites

très vite atteintes

Qu'ajoute le 3 cylindres 1.2 turbo PureTech développant 155 ch à 5 500 tr/min et 240 Nm à 1 750 tr/min à travers la boîte automatique à huit rapports EAT8 ? Avant tout un punch vigoureux, avec 8,3 s pour effectuer le 0 à 100 km/h et des reprises soutenues grâce à une transmission rapide et réactive. Il se montre de plus raisonnablement gourmand puisqu'on peut facilement le garder sous les six litres de moyenne en faisant preuve d'un minimum de retenue, mais la consommation s'envole considérablement si l'on décide d'exploiter la cavalerie dans son ensemble.

Le tableau se ternit quelque peu une fois arrivé au bout de la ligne droite. La Citroën présente alors un roulis prononcé que n'arrange pas une direction peu informative. On comprend alors très vite et sans surprise que c'est plus une routière qu'une pistarde, et c'est donc là que l'on aurait aimé une filtration un peu plus aboutie des bruits d'air et de roulement.

À moteur haut de gamme, finition du même tonneau : cette version de la Citroën C4 n'est en effet proposée qu'avec les deux niveaux les plus riches, Shine et Shine Pack, ce qui donne un ticket d'entrée élevé, à 30 550 €.

Informations techniques

Taux d'émission de CO2 (WLTP) :

NC

Début de commercialisation du modèle :

Septembre 2020

A titre d'exemple pour la version III 1.2 PURETECH 155 S&S SHINE PACK EAT8.

1,52 m1,80 m
4,36 m
  •  5 places
  •  380 l / 1250 l

  •  Auto. à 8 rapports
  •  NC

Portfolio (35 photos)

En savoir plus sur : Citroen C4 (3e Generation)

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Commentaires (99)

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" Qu'ajoute le 3 cylindres 1.2 turbo PureTech développant 155 ch à 5 500 tr/min et 240 Nm à 1 750 tr/min à travers la boîte automatique à huit rapports EAT8 ? Avant tout un punch vigoureux, avec 8,3 s pour effectuer le 0 à 100 km/h et des reprises soutenues grâce à une transmission rapide et réactive. Il se montre de plus raisonnablement gourmand puisqu'on peut facilement le garder sous les six litres de moyenne en faisant preuve d'un minimum de retenue, "

Le moteur parfait sur une 308.2 au châssis plus aiguisé ?

Par

Bon courage au acheteur

Conso de 10 litres

Courroie distribution biodégradable

Problème de cliquetis à gogo etc

Par

ca ne donne pas envie en effet, chassis a la ramasse, prix trop hauts etc

Par

En réponse à matrix71

Bon courage au acheteur

Conso de 10 litres

Courroie distribution biodégradable

Problème de cliquetis à gogo etc

D'où viens ton information sur le cliquetis ?

Par

"Moteur de fer", j'espère qu'il est plus fiable que l'ancienne version en mousse :brosse:

Par

En réponse à QuentinT

D'où viens ton information sur le cliquetis ?

J'ai un collègue qui a une 308 avec le 1.2 Peugeot réduit les marges entre chaques vidanges et changement de courroie.

Courroie 180000km > 100000km

Vidange 20000km > 15000km

Si cela n'est pas respecté la garantie constructeur ne fonctionne plus.

Par

En réponse à QuentinT

D'où viens ton information sur le cliquetis ?

Il est mécano , ce moteur 3 cylindres c'est de la grosse daube, les seuls 3 cylindres fiable c'est chez Ford

Par

8'3 au 0 à 100km/h ???? Vindiou ça pusle !

Ouais ce sont les chiffres constructeur pas ceux d'un essai avec un chrono... Un essai quoi !

Parce que si c'est pour nous recopier la fiche technique de PSA/Stellanmachin, une société auto qui a toujours eu des chiffres optimistes hein !

Qui a dit fantaisiste ?

Par

En réponse à samconvi1

J'ai un collègue qui a une 308 avec le 1.2 Peugeot réduit les marges entre chaques vidanges et changement de courroie.

Courroie 180000km > 100000km

Vidange 20000km > 15000km

Si cela n'est pas respecté la garantie constructeur ne fonctionne plus.

100 000 km pour la courroie c'est commun, c'est même plutôt au-dessus de ce qui se fait en moyenne. 15000 entre 2 vidanges aussi, sauf huiles spécifiques... :bah:

Par

PSA qui se fait tacler sur son châssis ... v'la la déchéance. L'objectif, c'est de faire moins bien que celui de la Golf 3 ?

Donc un châssis merdique, un 3 cyl downsizé turbalisé à la fiabilité douteuse et à la conso pas exceptionnelle ... reste quoi ? Le moelleux des sièges pour papy Citröen ?

A plus de 30k le merdier, faut le vouloir.

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