La kei-car de Stellantis pourrait bien prendre la forme d’une future 2 CV
Alors que l’Europe s’apprête à valider les contours d’une nouvelle catégorie de kei-cars made in UE, à la fois électriques et low cost, le groupe franco-italo-américain commence à abattre ses cartes et c’est Citroën qui, en ressuscitant son icône, pourrait s’emparer du projet. Mais Fiat pousse également ses pions pour rester dans la course de l’électrique à 15 000 euros.

La décision tombe sous le sens. La future E-Car de Stellantis, censée reprendre les codes édictés par Bruxelles pour les kei-cars made in Europe serait conçue, et vendue sous la bannière Citroën et devrait reprendre le flambeau, voir le nom, de 2 CV. C’est du moins ce que croient savoir nos confrères des Échos.
Xavier Chardon, le patron des chevrons avait déjà laissé entendre il y a un mois qu’il travaillait à la résurrection de la mythique deuche. La future électrique pas chère va-t-elle réellement lui ressembler ? On en saurait plus dès jeudi 21 mai, puisqu’un concept de la future E-Car devrait être dévoilé à l’occasion de l’annonce du grand plan stratégique de Stellantis pour ces prochaines années.
Citroën ou Fiat ?
Reste que l’affaire ne semble pas complètement tranchée. Car deux marques du groupe se disputent encore cette future auto. Deux marques qui revendiquent légitimement le drapeau de la voiture populaire : Citroën, bien sûr, mais aussi Fiat. D’autant que la future petite et pas chère sera assemblée à Pomigliano d’Arco en Italie, ou la Panda est fabriquée.
Olivier François, patron de Fiat, pourrait donc jouer de son influence pour piquer le bébé à Xavier Chardon. D’autant que le premier cumule son poste avec celui de directeur du marketing de Stellantis, une influence auprès de la direction non négligeable.
Reste que si le concept présenté le 21 mai arbore, de près ou de loin, les lignes arrondies d’une 2 CV revisitée, on saura si l’affaire est tranchée. Elle ne le sera pas pour autant en ce qui concerne les soubassements de la petite E-Car. Selon l’agence Bloomberg, elle pourrait utiliser une plateforme Leapmotor.
Une plateforme chinoise ou des soubassements maison ?
Mais selon Stellantis, elle pourrait tout aussi bien se servir dans les stocks maison, et utiliser la plateforme STLA-city, actuellement en usage sur la Fiat 500e. Rien n’est pour le moment tranché, mais il y a urgence puisque la nouvelle auto doit être sur les rails en 2028 et tous ces choix devraient donc être validés dès le mois de juin.
Visiblement, Stellantis compte aller vite, plus vite que la musique de ses concurrents, comme Renault qui lui aussi est en lice, avec la Dacia Hipster, pour produire une kei-car version UE, avec sa réglementation particulière toujours attendue.
Si les obligations de fabrication européennes sont confirmées et que le prix maximum de 15 000 euros comme le super bonus octroyé en contrepartie semblent actés, on ne sait toujours rien sur la réglementation qui sera imposée à ces futures voitures. Seront-elles limitées à 110 km/h et par là même interdites d’autoroute ? Pour le moment, la Deuche est un peu dans le brouillard.


















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