"Le prix plus fort que la patrie" : un tiers des automobilistes prêts à passer aux marques chinoises
La demande de production locale est sur toutes les bouches. Pourtant lorsque le citoyen se mue en consommateur et franchit les portes d’une concession, la noblesse des idéaux se heurte à l’implacable réalité du porte-monnaie. 7 Français sur 10 ont déjà renoncé à acheter une marque de voiture pour des raisons de prix. Et vous, combien être vous prêt à payer pour rouler français ?

Combien les automobilistes sont-ils prêts à débourser pour rouler en Made in France ou Made in Europe ? Si une écrasante majorité (77 %) accepte, sur le papier, de délier un peu plus les cordons de la bourse pour acquérir un modèle fabriqué en France, ce bonus patriotisme a ses limites.
L’édition 2027 de l’Observatoire Cetelem de l’automobile dévoilé ce mardi, jette une lumière crue sur le montant acceptable au-delà duquel « le prix devient plus fort que la patrie ».
La patrie sur l’autel du prix
L’effort consenti pour locarouler plafonne aux alentours de 5 % par rapport à un modèle étranger équivalent. 40 % des acheteurs de voitures neuves déclarent tolérer un surcoût entre 5 et 10 %. Au-delà « il n’y a plus de client » reconnaît-on chez Cetelem.
Le prix demeure la boussole insurpassable de l’automobiliste. Face au choix cornélien, en entre une voiture nationale plus chère et une étrangère meilleur marché à prestations égales, la moitié des Français cède aux sirènes du prix et abandonne la marque tricolore. Face aux tarifs agressifs, le patriotisme fond comme neige au soleil. Tous constructeurs confondus, 71 % des Français disent avoir renoncé à une marque pour des raisons de prix.
Le tarif critère prépondérant devant la fiabilité
Dans les intentions d’achats, le prix est le premier critère observé par les acheteurs devant la sécurité et la fiabilité.
Si la France privilégie idéalement une marque de leur pays (48 %), elle fait pâle figure face au Japon où 83 % des conducteurs optent, sans se poser de question, pour une production nationale réputée « plus fiable ».
Et même si avec la montée de la LOA et de la LLD, le tarif facial d’un modèle apparaît moins visible face aux loyers à débourser, il reste quand même le critère numéro un d’achat. De quoi pousser l’acheteur vers les néoentrants, financièrements mieux-disants.
À défaut de disposer d’une renommée installée, ou d’un réseau parfaitement structuré, les néo-constructeurs sont les principaux gagnants de cet arbitrage. 37 % des Français se disent prêts à accorder leur confiance à un constructeur chinois. En septembre, les automobiles chinoises ont aptteint 8 % de parts de marché en France. Sur les neufs premiers mois, elles représentent près de 6 % du marché du neuf. Un bond remarquable pour des marques récemment débarquées et peu connues du grand public.
Dans l’acte d’achat, le pays de production n’entre plus en ligne de compte. Le positionnement prix reste le seul critère prépondérant.


















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