2. Afin de lutter contre les SUV, les berlines et breaks se musclent. Coup de projecteur sur les nouvelles berlines et nouveaux breaks qui arrivent.
Les SUV sont des durs à cuire, mais les berlines ont de réels atouts pour lutter contre eux à armes égales. Alors que le nombre de SUV ne cesse de s’envoler, les berlines et breaks actuels poursuivent leur route et dans cette catégorie aussi des nouveautés arrivent. Entre les renouvellements, les restylages et les modèles inédits, il y a de quoi faire.

Vous allez trouver ici une liste non exhaustive de toutes les nouvelles berlines qui vont arriver sur le marché dans les prochaines années. Cela vous permettra de constater que les berlines (et breaks) ne déserteront pas nos rues et qu’elles seront toujours à la pointe du progrès.
- Alfa Romeo Giulietta : le retour de la berline compacte chez Alfa Romeo est acté et devrait avoir lieu en 2028. À cette occasion, la marque au trèfle équipera sa Giulietta de la nouvelle plateforme STLA One. Pour nous faire patienter, le staff Stellantis a dévoilé une vue 3D (de mauvaise qualité) de cette auto lors de l’annonce du plan FaSTLAne. En revanche pour la future Giulia c’est plus compliqué, l’actuelle va poursuivre sa route pendant quelques années.

- Audi A4 e-tron (berline et break) : c’est un problème de mise au point pour la future plateforme SSP du groupe Volkswagen qui entraîne des retards pour certaines nouvelles autos. Chez Audi, cette base technique servira aux futures Audi A3 e-tron et Audi A4 e-tron (cette dernière étant disponible en carrosseries berline et break). Du fait du retard, cela va contraindre ces autos à différer leur présentation, celle-ci aura lieu au plus tôt en 2028.
- BMW iM3 : un concept-car donne une idée plus précise de la future BMW iM3 100 % électrique qui est propulsée par quatre électromoteurs (deux à l’avant et deux à l’arrière pour animer chaque roue de manière indépendante). La puissance de l’ensemble du groupe motopropulseur devrait avoisiner les 800 ch. Rappelons à ce sujet que la base technique Neue Klasse peut accepter jusqu’à 1 300 ch ! La iM3 est dotée d’une architecture électrique de 800 volts et d’une batterie qui affiche une capacité supérieure à 100 kWh. Présenté dans le cadre des 24 Heures du Mans 2026, ce concept-car orange donne une bonne idée de ce que sera ce modèle sportif qui pourrait être commercialisé à l’été 2027. Cette arrivée d’une M3 électrique ne condamne pas pour autant la version thermique qui sera dévoilée en 2028 dans une nouvelle génération (G84) équipée d’un six-cylindres en ligne. Basée sur la nouvelle BMW i3, la i3M affiche une allure beaucoup plus sportive, espérons que le style de la version de série soit proche du concept-car.

- BMW Série 7 restylée : évolutions en ce qui concerne le style de la grande berline allemande qui affiche une calandre légèrement réduite et modifiée avec des persiennes désormais horizontales. Dans l’habitacle, la Série 7 restylée a droit au bandeau d’affichage BMW Panoramic iDrive et à un nouveau volant. En France, l’offre de motorisations ne comporte plus de moteur diesel, mais conserve les motorisations essence hybrides rechargeables et les 100 % électriques qui voient leur autonomie augmentée grâce à des évolutions techniques.

- Citroën 2CV : la bonne nouvelle chez Citroën, c’est l’arrivée d’une nouvelle 2CV. Mais attention, celle-ci n’aura rien à voir avec celle présentée au Salon de l’auto de 1948 puisqu’elle sera électrique. Elle fait partie du projet « E-Car Project » de Stellantis qui donnera d’autres petites autos chez Fiat, Opel, Peugeot en 2028. Un peu comme l’a fait la Citroën Ami qui a permis à des cousines de chez Fiat et Opel de voir le jour. La future 2CV devrait reprendre pas mal de composants chinois (électromoteur, batterie) provenant vraisemblablement de chez Leapmotor et disposera d’une nouvelle plateforme « E-Car ». Cette petite auto (moins de 4,20 m) proposée à moins de 15 000 € pourrait entrer dans la nouvelle catégorie M1E que la Commission européenne prépare. Cette catégorie M1E permettra de bénéficier pour le constructeur d’un coefficient de 1,3 dans le calcul des émissions moyennes de CO2 de la marque pour chaque vente d’une M1E. Voilà un bon moyen pour Citroën (et les autres marques de Stellantis qui adopteront de telles autos) de baisser les rejets de C02 de sa gamme et d’échapper aux amendes européennes.

- Citroën C4 : c’est le concept-car OLI qui devrait servir d’inspiration pour le style de la future berline compacte Citroën C4 programmée pour 2027. Cette auto se servira comme l’ont fait avant elle, les C3 et C3 Aircross, de la plateforme Smart Car qui permet de réduire les coûts de production. Comme les modèles citadins, cette compacte disposera de motorisations hybrides et électriques, elle devrait mesurer dans les 4,35 m de long et proposera un intérieur sobre et dépouillé avec une large place faite à la connectivité.
- Dacia Sandero : en attendant la nouvelle génération de la Sandero prévue pour 2028 (à cette occasion la Stepway se transformera en un vrai SUV), la marque roumaine dote sa citadine de la motorisation full hybrid de 155 ch qui a été inaugurée, chez Dacia, par le Jogger.

- Dodge Charger : grâce à importateur qui a obtenu l’accord de Stellantis, la marque américaine Dodge revient en Europe avec la Charger. Ce modèle disponible en coupé deux portes et berline quatre portes utilise la plateforme STLA Large. La Dodge Charger a troqué son V8 pour un bloc six cylindres en ligne (qui se nomme Sixpack) de 420 et 550 ch ainsi que des motorisations électriques de 536 et 670 ch. Reste à connaître la date d’arrivée sur le marché français et si toutes les versions sont disponibles.

- DS N° 3 : la prochaine génération de DS 3 prévue pour 2028 va troquer ses habits de SUV pour ceux d’une berline polyvalente en devenant DS N° 3. Elle devrait récupérer la base technique STLA One qui va être inaugurée par la prochaine génération de Peugeot 208. Une base technique multi-énergies qui permettra à la DS N°3 d’être disponible avec des motorisations électriques et des motorisations hybrides.
- Genesis G80 : la marque de luxe de Hyundai se nomme Genesis et elle arrive enfin en France après avoir été lancée dans d’autres pays européens. Dans sa gamme, on trouve des SUV bien sûr, mais aussi une grande berline G80 de 5,14 mètres de long qui s’équipe de deux électromoteurs d’une puissance de 370 ch. La puissance est délivrée aux quatre roues et la batterie de 94,5 kWh permet à cette grande auto d’afficher une autonomie de 570 km. De plus, la batterie se recharge rapidement grâce à une architecture électrique de 800 volts.

- Hyundai Ioniq 3 : évoluant entre la catégorie des citadines polyvalentes et celle des compactes, la Hyundai Ioniq 3 avec 4,16 mètres de long affiche une allure peu commune. Cette petite électrique est disponible en version d’entrée de gamme avec un électromoteur de 147 ch et une batterie de 42,2 kWh (autonomie de 344 km). Ensuite on verra arriver un électromoteur de 136 ch associé à une batterie de 61 kWh pour une autonomie proche de 500 km. Cette auto est produite en Turquie à Izmit.

- Kia K4 et Kia Sportwagon : déjà vendue en Allemagne, la remplaçante de la Kia Ceed devrait venir bientôt en France en deux carrosseries berline cinq portes et break. Chez nos voisins germaniques, les Kia K4 sont disponibles avec trois motorisations thermiques essence de 115 ch, 150 ch et 180 ch ainsi qu’une motorisation micro-hybride 48V de 115 ch. Pour la France, seule la motorisation hybride sera commercialisée. Ces modèles viendront aux côtés des Kia EV4 (4 et 5 portes) qui sont quant à elle équipées de motorisations électriques.

- Leapmotor B05 : commercialisée en Chine sous le nom de Lafa 5, la Leapmotor B05 est la version européenne de cette auto dont le réglage du châssis et des trains roulants a été revu par Stellantis. Berline compacte de 4,43 m de long, la Leapmotor B05 est une voiture électrique équipée d’un électromoteur de 217 ch entraînant les roues arrière. L’autonomie est de 487 km.

- Lancia Delta : remise au goût du jour par Stellantis, la marque italienne après la nouvelle Lancia Ypsilon vient de dévoiler le crossover Lancia Gamma. Mais c’est assurément l’arrivée de la future Lancia Delta en 2028 qui est attendue le plus. À condition toutefois que cette nouvelle compacte soit aussi dynamique que pouvait l’être la Delta produite de 1979 à 1993.
- MG IM5 : la marque anglaise MG Motor propriété du groupe chinois SAIC s’implante toujours plus en Europe et en France en proposant des voitures à tarif attractif. Ce ne sera pas forcément le cas pour la nouvelle berline de la marque qui annonce la nouvelle gamme MG IM. Avec cette gamme luxe, le constructeur « propose sa vision du raffinement automobile et imagine une nouvelle façon de prendre la route en associant haute performance et technologies de pointe ». En plus d’un SUV MG IM6, une berline MG IM5 est prévue. Cette dernière se verra dotée d’aides à la conduite alimentées par l’IA, de quatre roues directrices, d’une plateforme 800 volts avec une charge supérieure à 350 kW. L’autonomie WLTP annoncée est de 655 km et la puissance atteint les 751 ch. À l’instar de nombreuses marques chinoises, MG Motor veut s’implanter durablement en Europe et annonce la création de sa première usine européenne en Espagne pour 2028, de quoi voir ses autos électriques bénéficier des aides CEE.

- Mercedes Classe C EQ : afin de défier la berline BMW i3, Mercedes propose désormais sa Mercedes Classe C en version électrique EQ. Différente de la Mercedes Classe C thermique qui poursuit sa route et sera restylée à la fin de l’année, la Mercedes Classe C EQ reprend le poste de conduite du SUV GLC électrique et sa dalle numérique de près d’un mètre de long. Cette auto reprend aussi la plateforme MB.EA (à architecture 800 volts) inaugurée par le GLC électrique et elle sera proposée au lancement en version à quatre roues motrices de 489 ch. L’autonomie de cette auto grâce à une batterie de 94,5 kWh utiles est de 760 km. Enfin, parmi les dernières nouveautés « berlines » de l’Etoile, on note également le restylage de Mercedes Classe S.

- Opel Corsa GSE : l’Opel Corsa GSE arrive avec un électromoteur de 280 ch et 345 Nm de couple. À l’image de ce que propose la Peugeot 208 GTi ou la Lancia Ypsilon HF, la citadine allemande devient une vraie sportive et avec l’aide d’un différentiel autobloquant Torsen, elle peut faire passer toute sa puissance sur la route par l’intermédiaire des roues avant. Il s’agit d’un dernier feu d’artifice pour la Corsa 6, puisque la version 7 de cette auto est en route et qu’elle devrait être dévoilée en 2027. Ce sera après la nouvelle Peugeot 208 dont elle reprendra la plateforme STLA One et les motorisations électriques et aussi thermiques. Autre berline à changer de génération, l’Opel Astra connaîtra un renouvellement en 2028 pour une auto qui devra beaucoup à une cousine de chez Peugeot puisqu’elle sera basée sur la future Peugeot 308.

- Peugeot E-208 GTi : la Peugeot E-208 GTi est enfin là et avec son électromoteur de 281 ch, elle dépasse largement la Peugeot 208 GTi de 200 puis 208 ch qui l’a précédé de 2013 à 2018. Son tarif est connu, il est de 42 900 €. Il peut se réduire à 39 300 € une fois la prime CEE (3 600 €) déduite. Il faut noter que sur le store Peugeot sur Internet le tarif affiché est de 41 050 €. Produit d’image pour la marque, cette auto devrait accompagner le passage à la génération 3 de la Peugeot 208. Cette nouvelle génération devrait être dévoilée sous la forme d’un concept-car au prochain Mondial de l’auto pour une commercialisation en 2027. La première version de la nouvelle Peugeot 208 sera électrique avec un électromoteur chinois avant que n’arrive, mais pas avant 2028, un électromoteur européen (stator et rotor fabriqués à Trémery en France, assemblage en Hongrie). Dans un premier temps, la nouvelle Peugeot 208 ne sera qu’électrique et dotée du volant Hypersquare et d’une direction « Steer by wire » sans liaison mécanique entre le volant et les roues, mais l’utilisation de la nouvelle plateforme STLA One lui permettra d’intégrer plus tard une motorisation hybride (sans doute micro-hybride). En attendant, le modèle actuel poursuivra sa route aux côtés de la nouvelle génération. Autre berline d’importance pour Peugeot, la Peugeot 308 va aussi changer de génération en 2028. À cette occasion, celle qui reprendra à son compte la plateforme multi-énergies STLA One se dotera de motorisations électriques et hybrides. Elle devrait toujours être disponible en berline et break et optera bien entendu, pour le volant Hypersquare associé à une direction « Steer by wire ».

- Peugeot Concept 6 : présenté dans le cadre du Salon de Pékjin 2026, le concept 6 de Peugeot a fait forte impression puisqu’il marquait le retour du constructeur dans le haut de gamme avec un break de chasse au style très original. Mais il ne sera pas pour la France puisque ce modèle qui n’est encore qu’une ébauche d’un modèle de série est réservé au marché chinois. Peugeot va en effet confier à son partenaire chinois Dongfeng, le soin de produire une nouvelle gamme de berlines et de SUV badgée Peugeot dans son usine de Wuhan.

- Porsche Panamera : la Porsche Panamera va bénéficier d’un restylage en 2027. La berline va bénéficier d’un lifting qui devrait concerner la partie avant et arrière de l’auto ainsi qu’une partie de son habitacle. Pour la prochaine génération de Panamera qui arrivera en 2030, la marque Porsche serait tentée de fusionner Panamera et Taycan électrique et de proposer en fonction des marchés et grâce à une plateforme spécifique une auto dotée de motorisations thermiques ou de motorisations électriques ou bien encore des deux types de motorisations.

- Renault Twingo : la petite citadine électrique Twingo E-Tech de chez Renault est d’ores et déjà en vente à partir de 19 490 € (hors coup de pouce), mais sa base technique va servir à d’autres autos. Ce sera le cas de la future Dacia Spring qui va se muer en petit crossover tandis que la future Nissan Wave restera quant à elle une berline électrique. Au rayon, des petites sportives, c’est assurément la Renault 5 Turbo 3E qui devrait faire battre le cœur de tous les amoureux de la célèbre Renault 5 Turbo des années 1980, reine des rallyes. Même si la Renault 5 Turbo 3E est électrique, avec 555 ch sur les roues arrière et un passage de 0 à 100 km/h en 3,5 secondes, il y a de quoi avoir le sourire. Sa production sera limitée à 1980 exemplaires et les premières livraisons débuteront en 2027. Il est intéressant de constater qu’il s’agit d’une deux portes (trois portes avec hayon), alors que chez les citadines, ce type de carrosserie n’est plus dans l’air du temps, voilà de quoi la rendre encore plus exclusive.

- Smart #2 : après son mariage avec le groupe chinois Geely (actionnaire à 50 % de la marque Smart avec Mercedes-Benz 50 % aussi) on pensait que la petite marque Smart ne produirait plus que des SUV. Il n’en est rien puisqu’elle revient à ses premières amours avec une Smart # 2 qui ressemble beaucoup à l’cienne Fortwo. Bien entendu cette auto est électrique et si pour le moment le modèle présenté n’est qu’un concept-car, la version de série en sera proche.

- Toyota Yaris et Corolla : la marque japonaise devrait voir double avec la future Toyota Yaris qui sera lancée en 2028. Car en plus d’une désormais traditionnelle motorisation hybride, cette petite auto devrait disposer d’une motorisation électrique. Elle pourrait alors se nommer Toyota Yaris + comme le SUV électrique Toyota C-HR +. Ce « dédoublement » de modèle devrait également concerner la future génération de Toyota Corolla qui sera également hybride et électrique. Celle-ci pourrait ressembler au concept-car dévoilé au Japan Mobility Show 2025.

- Volkswagen ID.Polo GTI : alors que la Volkswagen ID.3 vient de se transformer en Volkswagen ID.3 Neo, la principale actualité pour la marque de Wolfsburg c’est la nouvelle Volkswagen ID.Polo. Elle est mise en vente à partir de 35 820 € (hors bonus) avec un électromoteur de 211 ch (batterie de 52 kWh) entraînant les roues avant. En effet, sur la nouvelle plateforme MEB + qui équipe cette ID.Polo, le moteur est désormais placé à l’avant contrairement à l’ancienne base MEB qui était une propulsion. L’ID.Polo a d’autres déclinaisons plus abordables avec les électromoteurs de 116 ch et 135 ch (batterie de 37 kWh) permettant de voir les tarifs débuter à 24 995 € (hors bonus). Mais la déclinaison la plus attendue est sans nul doute la Volkswagen ID.Polo GTI dotée d’un électromoteur de 226 ch qui devrait ravir tous les amoureux de conduite sportive. Ceux-ci devraient avoir droit à une version plus puissante pour aller lutter avec la Peugeot 208 GTi.

- Volkswagen ID.Golf : ce n’est qu’en 2029 voire 2030 que la marque de Wolfsburg remplacera sa Volkswagen ID. 3 Neo par un modèle prenant la dénomination Volkswagen ID.Golf. À l’instar de ce qu’elle a fait avec la « fourmi électrique » et dans un souci de simplification, les modèles électriques reprendront des noms connus avec le préfixe « ID » pour les différencier des modèles thermiques. D’ailleurs, bien avant cette ID.Golf, Volkswagen va profiter du restylage du SUV Volkswagen ID.4 prévu pour la fin d’année pour le transformer en ID.Tiguan !
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